Commentaire : Un produit stratégique et vital

L’Etat veille à assurer, de plus en plus, la disponibilité des médicaments en Algérie. A cet effet, il consacre un budget relativement conséquent pour qu’il n’y ait pas de rupture dans la chaîne d’approvisionnement de ce produit vital et stratégique. S’agissant de la santé publique, le choix est clair. Il faut mettre le prix et établir une politique qui donnerait les meilleurs résultats. Cela nécessite une vision tracée par des spécialistes et adossée à une politique volontariste parce qu’elle a un coût.
En la matière, l’Algérie a fait un choix avec l’instauration, dès les années 70 du siècle dernier, de la gratuité de la médecine, dans les hôpitaux publics. Outre la prise en charge des soins, cela inclut celle des médicaments notamment en cas d’hospitalisation.
La carte Chifa, élargie depuis peu aux chômeurs et autres personnes démunies, permet aussi l’accès aux soins et procure une couverture sociale.
C’est un acquis considérable pour les citoyens en quête de soins et de médicaments dont certains coûtent vraiment très cher, mais l’Etat ne se dérobe pas à son devoir. Le budget consacré aux hôpitaux est énorme. Les chiffres donnent le tournis, surtout pour le traitement de certaines maladies lourdes.
Le médicament est de fait vital et stratégique pour la simple raison que parfois, même la disponibilité des moyens financiers ne permet pas d’acquérir les médicaments voulus où nécessaires.
Le cas de la dernière pandémie de la Covid-19l’illustre bien au regard des problèmes d’approvisionnement en doses de vaccins rencontrés durant le pic du virus, même parmi les pays les plus développés. La France en a connu un bout pour se procurer des bavettes et des vaccins en nombre suffisant.
L’argent ne règle pas tout, mais sa disponibilité permet d’asseoir une politique progressive de développement de l’industrie pharmaceutique de façon à réduire la facture des importations en stimulant ces secteurs avec une politique d’aide à l’investissement dans ce domaine.
Par la suite, il faut interdire l’importation de tout ce qui se produit localement. Il est évident qu’il se trouvera toujours ceux qui enfreindront la loi en procédant à des importations dites de cabas, comprendre par petites quantités.
Il est évident que les grands laboratoires ne favorisent pas l’émergence de l’industrie pharmaceutique dans les pays en voie de développement. Pour cela, il y aune bataille à mener sans répit parce que les défis sont une source de motivation.
De ce point de vue, en Algérie, Saidal est une fierté, un fleuron industriel, un exemple. Même si l’entreprise est confrontée à des embuches, elle ne plie pas et, comme durant les années rouges, elle résiste toujours.
Abdelkrim Tazaroute