Commerce extérieur : Les chiffres de la BM ne reflètent pas les résultats positifs réalisés par l’Algérie

Un responsable des Douanes algériennes a affirmé, ce jeudi, que les chiffres avancés par la Banque mondiale (BM) dans son dernier rapport sur le commerce extérieur ne reflétaient pas les résultats positifs  réalisés par l’Algérie en la matière.

Invité de la Radio algérienne, le directeur de la législation, de la réglementation et des systèmes douaniers, Adel Habsa a fait savoir que « le volume des importations durant les 11 premiers mois de 2021 s’est élevé à 30 mds USD », au moment où la BM prévoit un volume des importations de l’ordre de 50 mds USD.
« Les données officielles contrastent avec les chiffres erronés avancés par la BM, qui n’ont rien à voir avec la réalité », a ajouté M. Habsa, soulignant, à cet égard, que les Douanes étaient la partie habilitée à donner des chiffres exacts sur le commerce extérieur en raison de sa présence aux frontières. Et de rappeler le bond réalisé par les exportations hors hydrocarbures cette année enregistrant, durant les 11 premiers mois, plus de 4,5 mds USD, soit une augmentation de 127% par rapport à la même période de l’an dernier », un chiffre appelé à augmenter au vu de la  dynamique marquant le secteur de l’exportation. Il a fait remarquer, dans ce cadre, que nombre de filières de production avaient enregistré « des chiffres considérables » dont les engrais avec une  augmentation de 32% en termes d’exportations outre la sidérurgie (+20%) et les substances inorganiques (+16%). C’est bien une preuve, selon M. Habsa, de la diversité que connait le secteur des exportations hors hydrocarbures et la dynamique ayant touché les différentes filières.
Concernant les produits importés, le même responsable a affirmé qu’ils contiennent essentiellement des produits alimentaires et certains intrants utilisés dans l’assemblage de produits semi-finis et certains équipements  dont a besoin l’économie nationale et qui s’inscrivent dans le cadre de la satisfaction des besoins du citoyen.
La réduction de la facture d’importation a été rendue possible grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics en vue de la rationalisation et de  l’encadrement des opérations d’importation sans toucher aux produits essentiels dont a besoin le citoyen ou les produits nécessaires à l’économie nationale.
S’agissant des recettes douanières, M. Habsa a fait savoir que le montant des recettes a atteint, lors des 10 premiers mois de 2020, plus de 824 mds  Da. Ce chiffre devrait atteindre plus de 1.000 Mds da à la fin de l’année en cours. Concernant la numérisation du secteur des douanes, il a affirmé que le nouveau système d’information, qui devra entrer en service en 2022, permettra d’accélérer les opérations douanières et lutter contre la  surfacturation et les différents crimes douaniers.