Commerce : Un portail électronique dédié aux produits nationaux

Le  ministre du Commerce a annoncé, ce lundi, le lancement du portail électronique comportant les produits fabriqués en Algérie contenant quelques 3.888 produits, tous secteurs confondus. A cette occasion, le ministre a lancé un appel aux producteurs nationaux de consulter, dès ce mercredi, ce portail électronique et trouver le produit cherché.

«Ce portail électronique est d’une grande importance pour nos opérateurs économiques. C’est une sorte de banque de données qui permettra d’accéder à 80% ou 90 % des produits fabriqués en Algérie», a indiqué le ministre lors du salon régional de la production et de l’exportation de la Mitidja, qui se tient du 6 au 9 décembre 2021 à l’esplanade du stade Mustapha-Tchaker à Blida. Lors d’un discours prononcé en marge du salon, le ministre a tenu à préciser aux opérateurs économiques présents en force dans ce salon qu’«à partir de 2022, les produits importés et qui sont fabriqués en Algérie ne seront plus autorisés. Les importateurs peuvent consulter ce portail électronique et peut-être ils trouveront le produits qu’ils importent est fabriqué en Algérie», explique le ministre qui plaide pour une Algérie exportatrice. Sur ce sujet, il annonce que sur la période 2020-2021, «aucun produit algérien exporté en Europe, Canada ou en Afrique, n’a fait l’objet de retour», en estimant que le produit algérien a étreint un notoriété dans le commerce international.
«L’exportation est un métier et nous sommes entrain d’apprendre. Aujourd’hui, nous avons pu développer et améliorer notre produit et même le packaging. Aucun produit exporté n’a été refoulé par des pays européens. Des pays qui ne jouent pas avec la qualité du produit», fait remarquer le ministre en appelant les producteurs algériens à avoir plus d’ambition dans l’exportation. Selon lui, l’Algérie doit s’imposer dans le domaine de l’exportation en s’intégrant dans les institutions mondiales et continentales du commerce. Il donne l’exemple du continent africain où l’échange commercial reste insignifiant par apport au potentiel existant en Algérie.
«Il faut que l’Algérie tire profit de l’échange commercial interafricain, estimé à plusieurs milliards de dollars», souligne le ministre, selon lequel «l’Algérie table sur le processus de l’exportation pour sortir de la rente pétrolière». En visitant les stands où plus de 40 producteurs exposent leurs produits, le ministre n’a pas cessé de les conseiller d’exporter leurs produits qui, selon lui, sont de bonne qualité.
M. Benkeddada