Concours de chant patriotique : Les studios des radios locales ouverts aux artistes

En prévision de la célébration du 60e anniversaire de l’indépendance, le 5 juillet 2022, la radio nationale algérienne organise, sous le haut patronage du président de la République, le concours national de la chanson patriotique sous le slogan «La jeunesse algérienne chante l’Algérie».

«C’est une initiative du directeur général de la radio nationale, Mohamed Baghali, lancée le mois de mars dernier, pour renouveler et mettre à jour le répertoire de la chanson patriotique», explique Menaouar Ouis, président de la commission nationale de suivi et de coordination du concours. «La jeunesse algérienne chante l’Algérie» est organisé en collaboration avec le ministère des Moudjahidine et des Ayant-droits, le ministère de la Culture et des Arts, le ministère de la Jeunesse et des Sports, le Haut commissariat à l’amazighité, avec la participation de l’Office national des droits d’auteurs et des droits voisins (ONDA), l’Agence nationale pour l’édition et la publicité (ANEP) et l’Agence pour le rayonnement culturel (ARC).
Le concours est ouvert aux jeunes artistes, chanteurs ou groupes et troupes musicales, au niveau des 58 wilayas, qui doivent présenter une œuvre inédite, que ce soit pour le texte ou pour la musique, qui ne dépasse pas 5 minutes, souligne Ouis. Il ajoute que le concours concerne des chants patriotiques en langue arabe, académique ou dialectal, et en tamazight, dans toutes les variantes parlées en Algérie, et qui portent des messages d’espoir, de patriotisme, d’amour de la nation, de tolérance et de vivre ensemble, tout en faisant la promotion de l’histoire du pays, de ses héros et des réalisations depuis l’indépendance. Chaque candidat doit déposer son œuvre avant le 20 mai prochain au niveau de la radio de sa région.
Pour recevoir les dossiers des candidats, une commission est installée au niveau de chaque radio locale constituée du directeur de chaque radio et des représentants des ministères collaborant au concours. Pour faciliter la tâche aux jeunes créateurs, la radio nationale a ouvert les studios de toutes les radios locales pour permettre aux artistes qui n’ont pas les moyens de recourir aux studios privés,  d’enregistrer leurs œuvres. La sélection des œuvres se fera d’abord au niveau local par un jury constitué de 4 à 6 membres, issus du monde artistique national. Chaque jury comportera des spécialistes en musique en poésie et en histoire, explique Ouis. Deux œuvres seront sélectionnées en arabe et en tamazight et seront ensuite dirigées vers des commissions régionales qui, à leur tour, feront une seconde sélection. Une commission nationale sera ensuite chargée de désigner les six meilleurs œuvres finalistes du concours. Pour chaque catégorie, les trois meilleures œuvres seront récompensées par des prix d’une valeur de 400.000 DA pour le premier, 300.000 DA pour le second et 250.000 pour le troisième.  Deux prix, hors compétition, seront également octroyés aux deux meilleures œuvres féminines, en arabe et en tamazight, dont le montant n’a pas encore été révélé.
Selon Menaouar Ouis, rencontré jeudi dernier au siège de la radio nationale, le nombre d’œuvres présentées est de 31, «mais cela ne représente pas un chiffre définitif car la candidature est encore ouverte et les œuvres ne sont pas finalisées».
Hakim Metref