Confédération nationale du patronat algérien : L’impérative promotion sectorielle et territoriale

La Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), par la voix de son président Mohamed Saïd Naït Abdelaziz, prône l’intégration de la PME dans le schéma national de l’aménagement du territoire comme axe stratégique de développement local. Il estime qu’eu égard à son importance, il est impératif de promouvoir la PME comme moyen de diversification de l’économie, de l’intégrer dans la valorisation des ressources naturelles et le développement de l’économie verte et des nouvelles technologies.

La CNPA préconise de valoriser le potentiel de production nationale par la mise en réseau (clusters) et l’intégration (sous-traitance, essaimage, potage) des PME. C’est ce qui permettra, de son point de vue, de «bâtir une économie moins dépendante des hydrocarbures, fondée sur des ressources durables et renouvelables». Pour cette organisation patronale dont ses adhérents sont principalement des PME, les pouvoirs publics devront adopter une approche territoriale pour une meilleure répartition géographique des PME/PMI, et une autre sectorielle «pour mieux orienter le développement des PME sur des activités productives et de services qui sont en adéquation avec les évolutions technologiques et environnementales». Les PME, a-t-il souligné, «sont censées jouer un rôle majeur dans le développement du tissu économique et sa diversification». D’où l’importance de mettre en place des mesures à même de promouvoir la PME. Il a fait observer que l’économie nationale est caractérisée par une faible densité entrepreneuriale (autour de 15 PME pour 1.000 habitants), une faible répartition territoriale (forte concentration au Nord), une faible diversification sectorielle (concentration sur les activités traditionnelles) et enfin une faible proportion dans le PIB et une faible propension à exporter (une centaine seulement de PME exportent).
«Certes, de nombreuses mesures de soutien aux PME ont été décidées par l’Etat au cours de ces dernières années (encouragement à l’investissement, accès aux commandes publiques, restructuration des dettes, programme national de mise à niveau…), cependant, il apparaît nécessaire de consolider ces dispositifs d’aide et d’accompagnement dans une nouvelle dynamique de développement et suivant une approche macro, méso et micro-économique où chaque acteur (pouvoirs publics au niveau central et local, institutions et services d’appui, associations, entreprises) jouera le rôle qui est le sien, dans le cadre d’une concertation permanente, pour apporter sa contribution dans la construction d’une économie tournée résolument vers les défis majeurs qu’imposent le nouveau contexte économique mondial et le processus de mondialisation et de globalisation des marchés», a-t-il souligné. Il a ajouté que «par leur aptitude à favoriser l’intégration économique et le développement des régions, les PME sont au centre des politiques économiques et constituent l’instrument privilégié pour un développement économique durable et une stabilité sociale».
Wassila Ould Hamouda