Consécration de la démocratie participative : Les nouvelles missions de la société civile

L’Observatoire national de la société civile a organisé, ce samedi, à l’Ecole supérieure de l’hôtellerie d’Aïn Benian, à Alger, un colloque national autour d’une thématique cruciale : «la démocratie participative».

Lors de cette rencontre rehaussée par la présence de Brahim Boughali, président de la chambre basse, d’un conseiller du président de la République, entre autres représentants du gouvernement et responsables des instances consultatives, Abderrahmane Hamzaoui, président de cet observatoire, a prononcé un discours inaugural dans lequel il a rappelé les grands pas franchis par le président de la République depuis son investiture pour consolider la justice populaire, pierre angulaire de la nouvelle Algérie escomptée. Il a souligné que la démocratie participative est un concept qui doit prendre tout son sens dans le cadre des nouvelles perspectives, notamment à travers l’implication de la société civile qu’il qualifie de «soupape» de sécurité du pays. D’où l’organisation de ce colloque de deux jours qui s’articule, annonce-t-il, autour d’un principe primordial de la «bonne gouvernance».
Hamzaoui a expliqué que le débat, qui sera enclenché à l’occasion, a pour but principal de cerner la problématique de l’application de cette démocratie participative et les mécanismes qu’il faudra mettre en place pour concrétiser cette ambition dans le sillage des nouveaux défis de l’heure. Étant un partenaire incontournable dans le processus de réajustement de l’Etat, l’Observatoire se doit d’assumer la responsabilité historique, dit-il, de mettre fin aux pratiques du passé qui avaient terni l’image du mouvement associatif. Hamzaoui a insisté sur le fait d’impliquer cette force dans la défense du pays, avant d’annoncer l’organisation en octobre prochain des assises nationales de la société civile. Lesquelles seront précédées par des rencontres régionales devant collecter le maximum de propositions autour des thématiques qui seront abordées lors de ces assises.
Les consultations engagées par le chef de l’Etat  : Signe d’une démocratie participative
Abdelkader Guerenik, vice-président du Conseil de la nation, est intervenu, dans le cadre du  colloque sur «la démocratie participative», pour affirmer que celle-ci commence à prendre place depuis l’investiture du président de la République qui est conscient de l’importance d’initier des changements politiques pour satisfaire les revendications majeures du hirak, le tout dans le cadre d’une nouvelle vision totalement libérée des intérêts partisans étriqués. Le sénateur a souligné que la création de l’observatoire constitue un saut qualitatif dans l’accomplissement de cette démocratie participative. Laquelle devra contribuer, selon lui, au recyclage du potentiel humain et à l’intégration du citoyen dans la prise de décision loin de toute «exclusion». Guerenik a tenu à préciser dans ce cadre que les consultations entamées récemment par le chef de l’Etat s’inscrivent justement dans cette démocratie participative que Tebboune veut instaurer comme une tradition perpétuelle tant elle vise à unifier toutes les forces vives de la nation dont les partis politiques et les acteurs de la société civile. Lors des débats, le doyen de la faculté des droits de M’sila Hamza Khoudri a expliqué que la Constitution de 2020, initiée par le chef de l’Etat, a bel et bien confirmé que le peuple est la source du pouvoir. Expliquant que la démocratie participative est un droit absolu du citoyen et de la société civile, lesquels peuvent apporter leur pierre à l’édifice en s’impliquant concrètement dans la gestion des affaires publiques. Comment traduire ce concept contenu dans les articles 10 et 16 de la loi fondamentale du pays? Le conférencier a estimé que le Conseil communal se doit d’associer la société civile dans son programme quinquennal, car il représente un partenaire à part entière dans le processus de gestion locale. Il a plaidé, d’ailleurs, pour la consolidation de ce mécanisme dans le prochain projet sur la commune, notamment en ce qui concerne l’élaboration du budget communal. Khoudri a estimé, également, qu’il faut mettre en place un réseau de la société civile dont le rôle serait de participer à la lutte contre la corruption.
Karima Alloun