Constantine :  Manque de transport et d’eau

L’arrêt durant la nuit du transport par tramway, souvent expliqué par le vol de câbles, pénalise les habitants de la ville de Constantine,  notamment les résidents de Ali-Mendjeli, qui ont plus de raisons de  vouloir regagner leurs lieux d’habitation dans la mesure où cette « nouvelle ville » est devenue un centre d’activité et d’animation par excellence.

Pour tout visiteur, déambuler dans la ville des Ponts après la rupture du jeûne dans l’espoir de faire du shopping, admirer la «beauté» des lieux, traverser la vieille ville sous l’hyper-éclairage d’échoppes datant de près de deux siècles vendant des produits adaptés au mode de consommation du mois sacré (pâtisseries, confiseries orientales, cacahuètes, amandes, pistaches, dattes…), et des espaces ne payant pas de mine mais servant un excellent thé comme on en voit que dans les sketchs d’antan d’une télévision en noir et blanc, tout cela n’est plus possible.
Les Constantinois rejoignent rapidement leurs pénates à cause de  l’extinction des lieux évoqués alors que pour ceux qui demeurent nostalgiques, il leur est beaucoup plus problématique de rejoindre faubourgs et quartiers où ils sont nés en raison de l’arrêt du tramway mais aussi des prix prohibitifs pratiqués par les transporteurs clandestins, qui ont un statut de fonctionnaires et ne sont plus disponibles à partir de 17h.  Les difficultés résultant des choses ordinaires de la vie ne sont encore plus mises en exergue qu’au cours du mois de Ramadhan où tout parait démesuré. Cela même si la difficulté du moment est d’importance, pour ne pas dire cruellement réelle comme l’assèchement soudain des robinets d’eau alors même que sans le précieux liquide, la ménagère est la plus dramatiquement exposée.
Ainsi, bien des communes de la wilaya souffrent du manque d’eau malgré les mesures anticipées prises par les pouvoirs publics locaux, plus particulièrement les services de l’hydraulique d’éviter encore plus de tracas à des familles déjà éprouvées par le jeûne.  En fait, il s’agit parmi les cas recensés d’un problème de faible pression auquel sont confrontés les locataires des niveaux supérieurs d’immeuble que de disponibilité de l’eau elle-même, une éventualité à laquelle répondent les structures concernées par la réalisation et la multiplication des réservoirs d’eau.
A. L.