Coup d’envoi demain de la CAN : Que la fête commence !

Prévue en juin 2021 mais reportée en raison de la pandémie du coronavirus, la 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football débutera finalement ce dimanche et se prolongera jusqu’au 6 février 2022 au Cameroun (qui a déjà accueilli celle de 1972). Pour l’organiser, la CAF, qui a dû faire face à des critiques en série du fait de la Covid-19 et du variant Omicron, a dû aussi batailler ferme pour éviter un autre report ou carrément son annulation.

C’est surtout grâce à Samuel Eto’o, la star du football camerounais, fraîchement installé à la tête de la Fecafoot, qui s’est lancé avec fougue et audace pour maintenir cette nouvelle édition de la CAN, promettant que, malgré tout, son pays allait donner à l’évènement en question la fête qu’il mérite. Plus grand rendez-vous du continent et incontestablement un des plus importants au monde, cette 33e édition, qui fera à coup sûr appel à une organisation qui ne sera pas une mince affaire et qui nécessitera sérieux, rigueur, minutie et souci du moindre détail et qui regroupera les 24 meilleures équipes africaines (les deux premières seront qualifiées en huitième de finale) aux côtés des 4 meilleures troisièmes) se doit d’être basée sur les principes et les valeurs du sport et de la fraternité pour soutenir l’unité des peuples africains.
L’ambiance colorée, joyeuse et décontractée des publics africains, ainsi que la présence de certaines stars mondiales, à l’image de l’Algérien Ryad Mahrez, l’Egyptien Mohamed Salah, le Sénégalais Sadio Mané, le Marocain Achraf Hakim, le Camerounais Karl Toko Ekambi, le Gabonais Pierre Emerick Aubameyang, le Burkinabé Betrand Traoré, le Tunisien Wahbi Khazri… devraient satisfaire les nombreux passionnés du football à travers l’ensemble de la planète. Le football à la sauce africaine aura certainement un bon goût qui pourrait satisfaire tous les appétits, même les plus goulus. Faisant partie du groupe E, l’Algérie sera opposée à la Sierra Leone, à la Guinée équatoriale et la Côte d’Ivoire.  Champions en titre, les Verts, qui ambitionnent légitimement de conserver les biens acquis en 2019 en terre égyptienne, sont, aux yeux de nombreux observateurs, les grands favoris à leur propre succession. Certes, les coéquipiers de Ryad Mahrez devraient tirer leur épingle du jeu lors du 1er tour (2 équipes passeront en 1/8es de finale) mais il leur est nécessaire de bien aborder la compétition et ne pas sous-estimer le moindre adversaire. Le groupe est certes à leur portée mais qui doit exiger beaucoup d’attention.
Avec ses 34 matchs joués sans la moindre défaite (en 2018), la bande au maestro Djamel Belmadi sème vraiment la terreur mais reste la cible de nombreuses équipes qui veulent l’épingler à leur palmarès. La force des Guerriers du désert réside notamment dans la richesse de leur composante, leur très bon état d’esprit, la solidarité et la complicité entre les joueurs, le tout «pimenté» par la «vista» du jeune coach, qui, à vrai dire, n’a pas d’autre objectif, d’autre vérité que la recherche de la victoire. Le Sénégal, avec SadioMané, l’équipe la mieux classée ces trois dernières années et finaliste contre l’Algérie en Egypte en 2019 (0-1) est ambitieuse elle aussi de s’installer sur le toit de l’Afrique. Le Cameroun, pays hôte, reste en quête d’un sixième titre qu’il veut ajouter devant son public. La Côte d’Ivoire, l’Egypte, la Tunisie, le Ghana, le Maroc, le Mali et le Nigeria peuvent se mettre en évidence également. En somme, l’Algérie part à conquête d’un troisième titre avec un appétit et une ambition intacts. L’optimisme doit être tout de même teinté de prudence.
Abdenour Belkheir