Covid-19 : L’OMS surveille plusieurs sous-lignées du variant Omicron

 L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a  déclaré mercredi qu’elle continuait de surveiller plusieurs lignées descendantes du variant Omicron, dont deux nouvelles sous-lignées présentant « des mutations supplémentaires » associées à des « caractéristiques d’échappement immunitaire » potentielles.   

Il s’agit notamment des BA.1, BA.2, BA.3 ainsi que BA.4 et BA.5, a précisé l’OMS dans un communiqué, ajoutant que cette surveillance inclut également les formes recombinantes circulantes, notamment le cas de XD, également appelé Deltacron (hybride de Delta et Omicron), et XE, hybride de BA.1 et BA.2.   

Cette alerte de l’OMS intervient alors que de nombreux pays ont levé la plupart des mesures de santé publique malgré les taux élevés d’infection. « Cela peut conduire à l’érosion de la confiance du public et les mesures de santé de prévention peuvent ne pas être facilement remises en œuvre si le besoin s’en fait sentir », a souligné l’agence onusienne basée à Genève.  

Le variant Omicron, hautement transmissible, a rapidement remplacé tous les autres variants en circulation dans presque tous les pays dans lesquels il a été signalé, a affirmé l’OMS, précisant que parmi les 379.278  séquences collectées au cours des 30 derniers jours, plus de 99% étaient Omicron (376.082).  « Toutefois, les données continuent de montrer que les personnes non vaccinées restent exposées à un risque plus élevé de maladie grave à la suite d’une infection par Omicron, par rapport à celles qui ont été  vaccinées », a précisé l’OMS.   

La COVID-19 reste une urgence sanitaire mondiale

 Bien que le nombre de nouveaux cas et décès liés à la COVID-19 continue à baisser, l’Organisation mondiale de la santé  (OMS) a rappelé mercredi que la pandémie restait une urgence de santé publique, et a conseillé aux pays de renforcer leur réponse au coronavirus.     

« Sur le front de la COVID-19, il y a de bonnes nouvelles. La semaine dernière, le plus faible nombre de décès liés à la COVID-19 depuis les premiers jours de la pandémie a été enregistré », a indiqué mercredi dans un point de presse le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.  

Selon l’OMS, le nombre mondial de nouveaux cas et décès a continué à baisser pour la troisième semaine consécutive au cours de la semaine du 4 au 10 avril, avec plus de 7 millions de cas et plus de 22.000 décès  signalés, soit une baisse hebdomadaire de 24 % et 18 % respectivement.   

« Certains pays connaissent cependant encore de graves pics épidémiques, qui exercent une forte pression sur les hôpitaux. Et notre capacité à surveiller ces tendances est compromise par le fait que le nombre de tests  de dépistage réalisés a considérablement diminué », a indiqué le directeur général.   

Le Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (2005) sur la COVID-19 de l’OMS a publié mercredi les recommandations définies lors de sa dernière réunion, confirmant entre autres que la pandémie de COVID-19 continuait à constituer une « urgence de santé publique de portée  internationale » (USPPI).   

Bien que le nombre de cas graves ait considérablement diminué dans de nombreux pays – notamment au Royaume-Uni, en Suède et aux Etats-Unis – les programmes de dépistage et de surveillance à grande échelle de la COVID-19 y ont été largement abandonnés. Cela a conduit l’OMS à demander à tous les pays de séquencer au moins 5 % de leurs échantillons de COVID-19 afin de continuer à surveiller les mutations du coronavirus.