Dans l’air du temps : Regards tournés vers le pays

Les Algériens ont envahi cet été les nombreuses plages où il fallait arriver tôt pour choisir son emplacement. Une règle se confirme aussi à nouveau. Les Algériens  sont de grands amateurs de voyages et de vacances. La Tunisie, la Turquie et la France, lorsque le visa est disponible pour ce dernier pays, restent leurs destinations privilégiées.

Les Algériens ont certes subi plusieurs vagues et ont surfé sur de dangereuses. Ils ont dansé une fois délivrés des griffes des vagues de l’intégrisme et du terrorisme dont les tenants ont décrété la vie «Layadjouz» et regardé de travers ceux qui  profitaient des plaisir de la mer en exhibant leurs  corps qu’ils jugent dénudés.
La politique du tourisme en Algérie s’est déclinée aussi dans les organismes sous tutelle du ministère du Tourisme qui ont participé aux différents meetings et autres foires du secteur partout en Europe dans la perspective de vendre la destination Algérie, riche pour ses quatre saisons, disent les dépliants.
Mais force est de constater que les budgets consentis n’ont pas servi à grand-chose et peinent surtout à intéresser le moindre touriste. Ceux qui optent pour le sud algérien sont avant tout des amis de l’Algérie.
La politique touristique semble s’orienter vers le  tourisme de masse à caractère local. L’Algérie n’a jamais pensé à investir dans ce secteur en réalité. C’est à peine si elle a consenti durant les années 70 à construire de très beaux complexes touristiques, pour la plupart tombés en disgrâce au fil des temps.
Les vagues se succèdent bon gré malgré et les trois dernières années, le tourisme a été fortement impacté par les vagues répétitives de la Covid-19. Il aura fallu attendre cette année pour voir les Algériens profiter des plaisirs de la vie, des plages et des sorties. Les 1.200 kilomètres de la côte n’ont pas été investis dans leur globalité, et pour cause! La majorité de nos rives sont encore à l’état sauvage tout le long de la route qui mène de Mostaganem à Oran, du côté également de Tigzirt, de Bejaïa, de Jijel, de Collo, de Ténès et de Ghazaouet. Des kilomètres d’espace de rêve qui attendent les investissements du privé. C’est un créneau porteur pour l’instant ignoré et mal exploité.
Le tourisme en Algérie recèle des atouts, mais il est gangréné par la mauvaise gestion, l’absence de contrôle, les mauvaises prestations et surtout ces prix hors normes et exorbitants. C’est une énorme faille et cela fait des vagues qui font fuir ceux qui ont les moyens de s’offrir d’autres horizons.
Abdelkrim Tazaroute