Des membres en parlent : «Une louable initiative»

Une ambiance de jeunesse a régné lundi au Palais des nations, à Alger. Des jeunes sont venus des quatre coins du pays pour assister à l’installation officielle du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ). Un fait inédit qui les a fortement impressionnés. Les pouvoirs publics comptent énormément sur cette frange de la société. Il suffit de revenir aux discours politiques mais aussi aux mesures incitatives, notamment dans le domaine de l’entrepreneuriat, pour constater cet intérêt de placer les jeunes au premier rang.
Tadj Houssam est un membre désigné par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Il représente la wilaya de Béchar. Il soutient que le CSJ permettra aux membres du Conseil de soulever les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes du Sud. «Nous avons des compétences qui nous permettent de participer activement dans la vie politique, espérant qu’un jour nous aurons le droit à la prise de décision. Nous avons la conviction totale que le changement auquel aspire toute la société ne peut se faire sans les jeunes», a-t-il dit, saluant le président de la République pour la concrétisation de cet engagement. Pour Amina Mahmoudi, membre élue, de Bordj Badji Mokhtar, cet espace vient à point nommé et a été attendu depuis belle lurette. «Ce qui est important à souligner, c’est le fait de donner la même chance à toutes les wilayas d’avoir un nombre de représentants en fonction de la population. En ce qui nous concerne, nous avons eu droit à deux membres. Le Conseil nous permettra de débattre des problèmes au niveau des wilayas frontalières qui souffrent du manque de dynamique industrielle et d’un taux de chômage qui n’est pas des moindres.» Elu lui aussi, Abdeldaïm Salah d’Adrar souligne que le Conseil a pour mission de «formuler des avis et de se pencher sur les problèmes des jeunes pour apporter des réponses aux besoins de la jeunesse, ainsi qu’à son épanouissement dans les domaines économique, social, culturel et sportif».
Pour Sabek Eddine Radjii, désigné par le ministère de l’Enseignement supérieur, ce Conseil constitue «une passerelle entre les jeunes et les institutions de l’Etat et une tribune pour soulever les préoccupations des jeunes, notamment de ceux qui résident dans les régions éloignées et les zones d’ombre». D’Annaba, Rina Maya Mahri, désignée par le ministère de la Jeunesse et des Sports sous l’égide de l’Association de la protection des consommateurs, affirme que l’installation de ce Conseil est une preuve du changement revendiqué et donne la chance aux jeunes d’avoir des responsabilités.
«Nous attendons le plan d’action et l’installation du secrétariat général.» La communauté nationale établie à l’étranger est, elle aussi, représentée par 16 membres désignés. Thiziri Bourkeb a fait savoir qu’elle fait partie des autres membres venus de France, précisément de Paris, Nice, Lyon et Strasbourg. Cette jeune fille à la fleur de l’âge, venue de Nice, affiche son ambition d’apporter un plus dans le cadre de cet espace de concertation pour l’émancipation des jeunes dans divers domaines et l’amélioration de leur cadre de vie.
 W. O. H.