Devoir de vigilance

La crise sanitaire continue de sévir. En Algérie, une quatrième vague est déclarée et le variant Omicron, hautement contagieux, occupe et préoccupe d’ores et déjà les autorités.

Pour affronter la situation marquée par une augmentation notable des cas de contamination, on ne cesse de rappeler que la vigilance doit être de mise pour échapper aux formes les plus sévères de la Covid-19. Le gouvernement se dit prêt à y faire face. Il a retenu de sérieuses leçons de la troisième vague qui a été virulente et difficile à gérer en raison de la problématique du manque d’oxygène. Afin d’éviter pareil scénario, l’Etat recommande encore la vaccination. Il veut que la majorité de la population y adhère, et pour ce faire, il a mobilisé tous les moyens. Par ailleurs, il a instauré récemment le pass vaccinal dans différents lieux publics et annoncé des mesures plus rigoureuses pour les prochains mois. Alors que l’on espérait un taux vaccinal de 70% pour décembre 2021, le nombre de vaccinés a baissé notamment après le recul du nombre de cas de contamination enregistré lors des derniers mois de 2021. Cela dit, la pandémie n’a pas encore livré tous ses secrets. Pour limiter la propagation des nouveaux variants du coronavirus, ce mal planétaire inédit, tous les Etats, y compris l’Algérie, imposent la carte de la vaccination comme seul et unique moyen susceptible d’immuniser les populations. Toutefois, il a été constaté que les personnes hospitalisées n’étaient pas vaccinées. Le ministre de la Santé avait misé sur vingt millions de vaccinés à la fin de l’année. Hélas, à l’heure actuelle, seulement onze millions de personnes ont reçu les deux doses. Le besoin d’intensifier les actions de sensibilisation pour garantir au final une meilleure prévention contre cette pandémie ravageuse est impérieux. Pour l’heure, même si la situation demeure sous contrôle, les spécialistes tirent la sonnette d’alarme. Ils redoutent l’hégémonie grandissante d’Omicron dont la dangerosité réside surtout dans sa propagation rapide. Pis, certains estiment qu’il est entré en Algérie avant l’heure car il était attendu à ce qu’il arrive à la fin du mois de janvier en cours. Cette nouvelle souche du coronavirus qui cause plus de 200.000 infections chaque jour dans certains pays occidentaux ne peut cohabiter avec d’autres variants. Il faut donc prévoir la disparition du variant Delta et l’installation d’Omicron à grande échelle car il se répand comme une traînée de poudre. Compte tenu de l’évolution de la situation épidémiologique et de la courbe de la quatrième vague qui commence à se dessiner, sur le front scientifique, des voix s’élèvent pour rendre la vaccination obligatoire. Le gouvernement se dirigera-t-il vers ce choix préalablement écarté par le chef de l’Etat ? En attendant la décision finale, le citoyen se doit de soutenir l’effort national de lutte contre une pandémie aux multiples facettes. La responsabilité collective est recommandée et chacun doit y mettre du sien pour renverser la tendance.
Karima Alloun

Qu’est-ce qu’Omicron: 

Désigné d’abord sous le nom de B.1.1.529, le virus a été détecté pour la première fois, le 24 novembre 2021, en Afrique australe. Il fut aussitôt classé «préoccupant» par l’Organisation mondiale de la santé. Tous les virus, y compris le SARS-CoV-2 qui est responsable de la Covid-19, mutent avec le temps. La plupart des mutations n’ont que peu ou pas d’incidence sur les propriétés du virus. Cependant, certaines mutations peuvent affecter les propriétés d’un virus et influer sur la facilité avec laquelle il se propage, la gravité de la maladie qu’il entraîne ou l’efficacité des vaccins et des médicaments. Il existait, jusqu’à présent, 4 variants préoccupants : Delta, qui représente la quasi-totalité des cas séquencés dans le monde, Alpha, Bêta et Gamma.