Diplomatie : «Nous rassemblons toujours les parties en désaccord»

Au volet international, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que «notre diplomatie doit refléter la politique intérieure du pays», déplorant que des «Algériens eux-mêmes ne connaissent pas leurs pays».

D’ailleurs, souligne-t-il, «on ne parle de l’Algérie que lorsqu’il y a des arrestations pour la discréditer». Et d’ajouter : «Certains pays de la région dont les peuples souffrent d’oppression et de famine, on ne parle jamais deux.» Notre diplomatie a besoin, dit-il, de «discrétion pour qu’elle puisse atteindre son objectif préalablement défini. Elle travaille, désormais, sur un pied d’égalité avec les autres diplomaties et quiconque nous attaque, nous l’attaquerons». Pour lui, «les relations avec la France doivent revenir à la normale. Mais l’autre partie doit prendre conscience de la nécessité de traiter les autres pays d’égal à égal, sans entraves et encore moins d’imposer sa propre vision, car il s’agit de la souveraineté de notre pays».
Évoquant le prochain sommet de la Ligue arabe qui aura lieu à Alger, Tebboune rappelle que «toutes les instances et institutions internationales ont évolué et font l’objet d’une réforme, à l’exception de la Ligue arabe qui fonctionne selon la même réglementation depuis 1948». Il a indiqué dans ce sillage que «la Syrie devrait être présente au prochain sommet d’Alger que nous voulons inclusif. L’Algérie ne consacre pas la division entre les Arabes, elle rassemble toujours les différentes parties en désaccord».
«Nous sommes avec les pays méditerranéens, arabes et musulmans en bon termes, à l’exception de ceux qui tentent de nuire à notre pays», précise-t-il. Il revient dans ce cadre sur la visite du ministre israélien au Maroc qu’il a qualifié de «visite de la honte». «Pour la première fois depuis la création de l’entité sioniste, un ministre de son gouvernement menace un pays arabe depuis un autre pays arabe», déplore-t-il.
Assia Boucetta