Distribution de la manne publicitaire : Le ministre de la communication met les choses au clair

Le ministre de la communication, Mohamed Bouslimani, a affirmé, ce jeudi, que son département est déterminé à organiser l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) et cadrer son activité pour mettre un terme à des pratiques révolues en déphasage avec l’éthique.

S’exprimant lors d’une plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, le ministre de la communication répondait à la question du député Ahmed Rabhi qui avait évoqué la rétribution sélective de la publicité, qui « avantage certains revues et certains journaux au détriment d’autres ».
Pour le député, il s’agit d’ «une opération de gaspillage de l’argent public et aussi d’une corruption à combattre». M. Bouslimani a rappelé dans ce sens l’absence de cadre juridique pour pallier à cette situation. Néanmoins, le ministre a fait savoir que la prise en charge de cette doléance du député passe inéluctablement par l’élaboration de ce texte juridique qui va clarifier les conditions d’obtention de la publicité publique.
En attendant cette nouvelle réglementation, le ministre a jugé utile de rappeler les conditions actuelles de la distribution de la manne financière de la publicité publique. Il a indiqué, à juste titre, que cette dernière est conditionnée aux quotas qui reviennent de droit pour chaque quotidien et ceci conformément aux exigences économiques et à la disponibilité du produit qui diffère d’un jour à l’autre. Car pour en bénéficier, il faut être dépositaire d’un registre et aussi tout dépend du tirage et de la nature du journal, s’agit-il d’un quotidien national ou régional. Enfin, le ministre a signalé que la publicité ne devrait pas dépasser le tiers du nombre de pages de la publication et surtout être en phase avec le respect de l’éthique professionnelle.
Samira Azzegag