Documentaire et série d’animation : Référendum de 1962 et hommage au groupe des 22

A l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance et du 68e anniversaire du déclenchement de la révolution, 1er novembre 1954, l’agence audiovisuelle «Best Tv Média» a préparé deux projets : un documentaire et une série d’animation, sur le groupe des 22 ainsi que sur des événements ayant marqué l’histoire de l’Algérie, à savoir, le cessez-le feu du 19 mars 1962 et le référendum de 1962 consacrant
le droit à l’autodétermination.

Cela fait plus de deux ans qu’il «dévore» littéralement tout ce qui lui tombe entre les mains comme ouvrages et documentations consacrés au groupe des 22. Non seulement des ouvrages, mais toute publication ou article qui évoque ces symboles de la révolution algérienne.
Il est à l’affût de toute information lui permettant de cerner la personnalité de chacun des membres de ce groupe, recueillant témoignages et biographies. Son but est de ramasser le plus d’informations possibles afin de transformer la matière récoltée en scénario. «Ouvrages, publications, biographies… Je parcours tout ce qui a été écrit sur ces personnalités, ces valeureux hommes qui ont déclenché la guerre contre la France coloniale. Mon rêve est d’écrire un scénario sur eux pour en faire une série de télévision d’animation en 3D destinée aux enfants», explique le réalisateur, ancien journaliste et gérant du «Best TV Media», Mourad Ouabbas, qui a à son actif des documentaires dont un consacré au musicien et chanteur chaâbi Dahmane El Harrachi. L’objectif de ce projet d’animation est d’inciter, assure-t-il, les nouvelles générations à s’intéresser à leur histoire, à se nourrir des valeurs que les héros de la révolution ont toujours défendues, avant de prendre la relève et reprendre le flambeau. «Dans chaque épisode de cette série de dessins animés, qui sera baptisée «le groupe des 22» ou bien «les hommes de Novembre», on évoquera, à chaque fois, une des personnalités des 22 pour la faire connaître, rapporter ses réalisations, ses exploits en faveur du pays et, surtout, la valoriser comme un modèle, un exemple à suivre. On insistera sur les difficultés et les dangers par lesquels chacune de ses personnalités est passée pour inciter les nouvelles générations à ne jamais baisser les bras», explique-t-il, affirmant que cette série contribuera à la préservation de la mémoire historique du pays.

Un message destiné aux enfants
Les enfants, poursuit-il, verront de visu, à travers les images, comment ces révolutionnaires ont transformé les moments de faiblesse et les contraintes en une grande force dont ils ont fait don à l’Algérie. «Tout cela, afin que l’enfant voit en ces personnages des leaders, des idoles à suivre, mais aussi leur passé, leur présent et leur futur. Nous avons soumis ce projet au ministère des Moudjahidine et nous attendons le feu vert pour nous lancer.
Surtout que nous avons de l’expérience dans la réalisation. Nous tenons à ce projet, car l’enfant algérien n’a pas suffisamment bénéficié de contenus et de programmes locaux, adaptés à ses attentes», dit-il, signalant que dans son équipe figurent des compétences dans le domaine technique et artistique reconnues mondialement, ayant travaillé sur des projets audiovisuels internationaux. Cette équipe, soutient-il, est disposée à créer une œuvre artistique et technique qui répond aux besoins, très exigeants, des jeunes téléspectateurs.
Le réalisateur compte à son actif un autre projet dans le domaine de l’histoire, un documentaire baptisé «les Voix de la liberté».
«Contrairement au projet de la série d’animation, en attente de financement, ce projet est financé entièrement par notre agence, car nous tenons à apporter notre contribution à la préservation de la mémoire, mais aussi en hommage à tous les martyrs et moudjahidine», précise-t-il. Ce documentaire, fait-il savoir, est une première, unique en son genre, car il se construit sur la base d’images réelles et très rares filmées à l’occasion du cessez-le feu de 19 mars 1962, notamment. «Ce documentaire comprend également des images vivantes sur le déroulement du référendum consacrant le droit à l’autodétermination de 1962. Des images également sur la première fête populaire de l’indépendance le 5 juillet 1962 dans la ville de Batna», détaille-t-il. Puisant dans cette matière visuelle que son équipe et lui ont réussi à obtenir, le réalisateur a effectué des recherches sur les «acteurs» encore vivants, qui apparaissent dans ces images vieilles de plus de 60 ans, dans le but de recueillir leurs témoignages.
Farida Belkhiri