Eau, électricité, hygiène : Pour un été réussi

Si, pour d’aucuns, la saison estivale rime avant tout avec repos et délassement, elle signifie, pour d’autres, un surcroît de travail et de responsabilité. Les besoins de la population en matière d’alimentation surtout en énergie électrique et en eau potable connaissent une nette augmentation, ce qui nécessite une mobilisation de plus de ressources. Chacun se prépare à sa manière pour l’été. Sonelgaz, Netcom, APC, Protection civile et associations s’y préparent des mois à l’avance pour parer à toutes éventualités. Dans ce dossier, nous nous sommes rapprochés de ceux dont la mission est d’être au service du citoyen. Ce dernier ressent, en effet, davantage la frustration durant ces mois durant lesquels il redoute, plus que tout, les robinets à sec et le spectre des maladies.

La saison estivale semble échapper, cette année, aux perturbations dues à l’apparition des vagues répétitives de la pandémie de coronavirus. Cette situation d’accalmie permet aux pouvoirs publics de bien préparer et réussir cette saison estivale. C’est, d’ailleurs, ce qu’a affirmé le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Yacine Hammadi, lors de sa dernière sortie médiatique, soulignant la détermination de l’Etat de faire de cet été «une saison touristique et économique par excellence». Cependant, un tel challenge reste tributaire de la prise en charge des besoins grandissants en termes d’énergie électrique, d’eau et d’hygiène en cette période d’été.
En effet, un service de qualité dans les structures hôtelières et touristiques ou encore dans les divers espaces publics requiert d’abord un approvisionnement continu en électricité, d’autant plus que le phénomène des coupures récurrentes du courant électrique refait surface chaque été.
Et pour y faire face, les services de Sonelgaz ont précédé, récemment, à l’élaboration des plans visant à renforcer leurs unités de production et les réseaux de distribution, notamment dans les wilayas du sud, réputées par des pics de consommation en énergie électrique. Des plans qui devraient concerner également les villes côtières.
L’autre problème qui risque d’incommoder les professionnels de l’hôtellerie et du tourisme, ainsi que les restaurateurs, a trait aux perturbations dans l’alimentation en eau potable. Il va falloir, donc, élargir les horaires de distribution de l’eau en prévision de la saison estivale. Les préparatifs comprennent également l’octroi des autorisations d’exploitation des plages ouvertes à la baignade, afin de faire barrage aux squatteurs et aux exploitants illégaux. Une problématique à laquelle l’Etat accorde beaucoup d’importance à l’effet d’assurer une gestion optimale de ces plages, en les confiant à ceux en mesure d’assurer un service de qualité conformément au cahier des charges.
Et qui dit été dit hygiène. Une notion qui se décline en plusieurs aspects. D’abord, l’hygiène qui doit être respectée dans les restaurants et les fast-food, étant un espace favorable aux intoxications alimentaires. De même, les structures hôtelières et d’accueil des estivants, sont tenues au respect des conditions d’hygiène. Il est question aussi d’assurer un nettoyage permanent des plages et des espaces de loisir, outre la collecte des déchets ménagers. Une mission qui incombe aux collectivités locales en coordination avec l’Agence nationale des déchets, lesquelles se doivent d’intensifier les mesures préventives tant la saison estivale est propice à la propagation d’épidémies.
Aziza Mehdid