Editions Casbah : Retour réussi du SILA

«Monsieur Livre» est au Salon international du livre d’Alger. Il représente les éditions Casbah, se charge d’orienter les visiteurs, discute et met à l’aise les hôtes de cet évènement dédié au livre. Ce libraire hors du commun a construit son univers autour des beaux ouvrages. Et pourtant, il évoque Dans cette entrevue, il évoque les problèmes qu’il rencontre dans le secteur de l’édition.
  • Après une année de télétravail, comment se portent les éditions Casbah ?
  • Elles sont malades. Elles souffrent à cause de laCovid-19 et du manque de papier. Cela déteint sur toute la chaîne du livre. Et la guerre entre la Russie et l’Ukraine est venue compliquer les choses, qui a entraîné une augmentation vertigineuse du prix du papier, estimée à 4 fois plus que d’habitude. Mais nous nous consolons du fait que ce soit une crise mondiale et non spécifique à l’Algérie.
       Comment avez-vous géré la crise sanitaire ?
       Casbah Editions a travaillé en puisant dans son stock. S’y ajoute la relation existant entre les éditeurs, qui se sont un peu entraider mais à quel prix.
  • En dépit de cette situation, Casbah éditions a édité de nouveaux titres.
  • Il y a un total 30 nouvelles œuvres éditées en 2022 dont une vingtaine spécialement pour le Salon et qui ne sont pas encore en librairie.
  • Que ferez-vous des invendus ?
  • Ils sont en stock, il y a des livres réédités et autres, d’où la réduction à 30 ou 40 exemplaires chez certains éditeurs.
  • Quelle est votre évaluation du Sila?
  • Après deux ans d’absence, je dirais que la reprise est une réussite. Le fait d’avoir relancé
    l’événement constitue un pas en avant. Nous espérons que le Sila reviendra le mois d’octobre prochain pour renouer avec un plus large public, et revenir avec de nouveaux ouvrages, dans de meilleures conditions. Les organisateurs, qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes, auront plus de temps pour préparer la prochaine édition.
Rym Harhoura