El Meghaïer : La quête des investisseurs

Depuis qu’El Meghaïer est devenue wilaya, ses besoins en matière d’investissements se sont amplifiés. Les autorités locales s’emploient à attirer le maximum d’investisseurs, au niveau de la wilaya d’abord en favorisant un travail de proximité. Mais aussi au niveau d’autres wilayas avec la promesse de faciliter les procédures au maximum aux investisseurs, dans l’agriculture notamment, en mettant à leur disposition tous les moyens nécessaires pour se déployer et rentabiliser leurs investissements.

Dans ce contexte, le wali, Aïssa Aïssat, se réunit régulièrement avec les porteurs de projets ou avec les investisseurs afin d’être à l’écoute de leurs doléances. La plupart se plaignent encore des lourdeurs administratives dans le traitement des dossiers relatifs à l’investissement et de retards dans l’octroi de foncier, industriel et agricole, ainsi que d’un déficit en matière d’électricité. Des problématiques que le wali s’engage à résoudre au fur et à mesure. La wali accueille également les investisseurs en provenance d’autres wilayas pour leur faire part, notamment, des atouts de la région.
«Tous nos efforts se basent sur la proximité. Nous n’attendons pas que les investisseurs viennent vers nous, nous allons également vers eux», assure-t-il, tout reconnaissant que les lenteurs administratives sévissent toujours, dans l’attribution, entre autres, des autorisations d’exploitation. Parmi les atouts de la wilaya, des terres agricoles à perte de vue, mais aussi des zones d’activité dédiées au secteur industriel. Dans ce contexte, des opérateurs locaux espèrent l’aménagement d’une zone industrielle en bonne et due forme et équipée. Seulement, les autorités locales préfèrent temporiser, le temps que les investissements se peaufinent dans la région. Le wali a précisé à ce propos que l’aménagement d’un tel espace dépendra de l’affluence et de la demande des investisseurs. «On ne peut pas se permettre d’aménager toute une zone industrielle alors que l’affluence des investisseurs est encore timide», explique-t-il, signalant que 150 demandes d’investissement, tous secteurs confondus, ont été recensées jusqu’à présent et sont en cours de traitement.
Pour ce qui est des jeunes porteurs de projets, inscrits à l’Anade (Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat), entre autres, leurs préoccupations sont prises en charge. Mieux, des mini-zones d’activité en direction de ces jeunes, issus de la formation professionnelle surtout, sont en cours de création, de 500 à 600 m2, pour accueillir leurs projets. Six zones d’activité sont déjà aménagées dans plusieurs communes.
Farida Belkhiri