Elections locales : Après le scrutin,  les leçons

Est-ce vraiment une surprise si le FLN conserve son statut de première force politique du pays ? Encore faut-il  relativiser l’ampleur de sa victoire.

Avec 5.978 sièges dans 124 APC à travers 42 wilayas, on ne peut parler de ras de marée du parti, comme par le passé, qui était présent à travers tout le territoire national. Mais le FLN conserve encore des ramifications locales, et ses militants lui restent  fidèles, même s’ils le sont peut-être davantage au capital historique qu’il incarne qu’à son appareil.  A un degré moindre, le RND qui s’est constitué une base. Mais le phénomène qui a émergé à la faveur de ces élections est celui des indépendants qui  arrivent en troisième position. Il mérite d’être davantage cerné car dans maints cas, on a affaire à des «dissidents» ou à des mécontents non retenus par leurs partis.
Plus important,  on assiste à une progressive reconfiguration de la carte politique du pays. On parle de plus en plus de certains partis comme le Front El Moustakbal qui a supplanté, au vu de ses résultats, des formations qui étaient considérées, des années durant,  comme de «grosses cylindrées». Cela est manifeste  quand  le Mouvement El Bina de Bengrina   supplante le parti du défunt Nahnah  ou le  Front des forces socialistes (FFS), réduits l’un et l’autre à jouer les seconds rôles.
Dans les semaines qui vont suivre, les partis auront à se pencher sur les résultats et repérer de nouvelles «têtes» dont les ambitions, bien souvent,  ne  s’arrêtent pas au sein des APC et APW.
R. Hammoudi