Elections locales : Le FLN et le RND à nouveau en tête

La cartographie politique en Algérie n’a pas connu un grand changement lors des élections locales du 27 novembre dernier. Hormis la percée plus ou moins surprenante des indépendants, ce sont les traditionnels partis, en l’occurrence le FLN, première force politique au Parlement qui a obtenu une victoire étriquée, et le RND, arrivé en deuxième position, qui se sont distingués.

Sans grande surprise, c’est le FLN qui est le grand gagnant de ce scrutin. Le parti est classé premier avec 5.978 sièges dans 124 assemblées populaires communales (APC) à travers 42 wilayas et 471 sièges aux assemblées de wilaya (APW) à travers 25 wilayas. L’ancien parti unique est suivi par le RND, avec 4.584 candidats et gérera 58 communes, en attendant d’être confirmé dans 331 autres où il a obtenu la majorité relative. En troisième position arrivent les «indépendants» avec 4.530 élus dans 91 communes avec une majorité absolue et 344 assemblées avec une majorité relative. Comme lors des législatives du mois de juin dernier, le Front El Moustakbel a confirmé sa position, en obtenant 3.262 sièges. Le parti d’Abdelaziz Belaïd est assuré de gérer au moins 34 APC où il est déjà majoritaire, en attendant de pouvoir constituer des alliances dans 228 assemblées. Il est talonné par le Mouvement El Bina avec 1.848 élus et 17 APC avec une majorité absolue.
Le secrétaire général du RND, Tayeb Zitouni, s’est félicité des résultats obtenus, les qualifiant d’«honorables». Réagissant aux résultats des élections, Zitouni a indiqué dans un post sur la page Facebook du parti que «le RND demeurait une importante force politique sur la scène nationale et jouera son rôle pour la stabilité de l’Algérie et de ses institutions».
Le Front des forces socialistes (FFS), qui a réussi à placer 898 élus et gérera 47 communes, estime que «ses objectifs ont été atteints». Hakim Belahcel, membre de l’instance présidentielle du parti, a, en effet, précisé via un post Facebook que «cette participation aux élections a amplement réalisé ses objectifs et  son œuvre politique et pédagogique en faveur de la reconquête des acquis démocratiques et de la consécration de la volonté populaire». Et d’ajouter que cela «nous recommande davantage de lucidité et d’engagement militant». Félicitant les militants du parti qui ont fait preuve de «lucidité» et «d’abnégation» pour faire face à l’adversité, a-t-il dit, le FFS s’engage à «poursuivre le combat politique et pacifique pour l’édification d’un Etat libre, démocratique et social».
Samira Azzegag