Journée d’information sur les énergies renouvelables : D’abord le citoyen

Experts et pouvoirs publics ne cessent de dire que la transition énergétique n’est nullement un choix, mais un passage obligatoire. Après le numérique, l’Algérie devra réussir cette nouvelle révolution, en vue de préserver les ressources fossiles restantes qui sont, faut-il le souligner, en déclin au profit des générations futures.

Les énergies renouvelables ne sont pas une utopie. Bien au contraire, l’Algérie recèle de fortes potentialités pour les développer. L’Algérie n’est pas seulement un pays ensoleillé, mais elle est connue pour sa forte densité de vent. Pour ce faire, l’implication de tous est recommandée à plusieurs égards. Les médias comme vecteur ont un rôle primordial à jouer pour réussir la transition énergétique citoyenne. C’est dans cette optique qu’une journée d’information a été organisée, ce samedi, en présence du ministre chargé du secteur, le Pr Ziane Benattou, et du ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani. Benattou a souligné que le citoyen est au centre de la politique de développement des énergies renouvelables pour l’amélioration de son cadre de vie, notamment dans le sud du pays et dans les régions frontalières qui se trouvent loin des concentrations urbaines. Il a est important, a souligné le ministre, de vulgariser cette ambition d’aller vers ce mix énergétique à travers des campagnes de sensibilisation plus cohérentes, ciblées et responsables. «Nous devons réaliser un contenu informatique national en vue d’expliquer la vision tracée», a-t-il dit, avant d’ajouter que la transition énergétique implique une transition systémique globale qui implique plusieurs institutions ,mais aussi les citoyens «comme partenaire efficace». Pour sa part, le ministre de la Communication a soutenu que le secteur de la presse s’inscrit dans cet objectif. «Atteindre l’objectif de cette politique à laquelle le président de la République accorde un grand intérêt repose sur une approche horizontale, une vision prospective et un travail participatif coordonné à plusieurs niveaux et acteurs», a-t-il dit, avant d’ajouter que la participation des médias dans cette politique nécessite une formation spécialisée au profit des journalistes.
600 professionnels des médias formés
«La formation des ressources humaines reste un élément primordial dans le plan d’action du ministère de la Communication », a-t-il souligné, informant que 600 professionnels des secteurs des médias, public et privé, dans le domaine relatif à l’environnement et les énergies renouvelables sont formés. «Pour valoriser ce programme de formation continue lancé depuis 2020,nous allons créer  un réseau des médias pour la protection de l’environnement et des énergies renouvelables pour la sensibilisation des citoyens quant à l’impératif de la transition énergétique et la substitution de l’énergie qui est en déclin avec des sources énergétiques alternatives et renouvelables», a-t-il renchéri, soulignant qu’avec la volonté politique et les potentialités existantes, «l’Algérie est capable de relever ce challenge de la transition énergétique permettant le développement durable».
Prenant la parole, le directeur du Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement, Mustapha Haddam, a souligné l’importance de véhiculer l’information sur la transition énergétique dans un écosystème citoyen. «Il y a trois partenaires importants. Les pouvoirs publics doivent créer un discours informatif et de sensibilisation qui doit être cohérent et vulgarisé. L’école, comme vecteur, doit assurer des programmes pédagogiques adaptés et être l’exemple en installant des panneaux photovoltaïques. Idem pour les mosquées. Les médias comme vecteur et aussi comme contrepouvoir ont le rôle d’expliquer au citoyen la nécessité de ce changement de paradigme, apporter une information de qualité et vérifiée». Dans son intervention, il a fait savoir que le cadre législatif doit être clair et précis, déplorant la non-promulgation des textes d’application de la loi de 2002 sur les énergies renouvelables.
8 milliards de dinars pour l’efficacité énergétique
Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie, Merouane Chabane, a souligné que le développement des énergies renouvelables ne suffit pas si le rythme de consommation énergétique continue dans cette cadence insoutenable, a-t-il dit, tout en insistant sur l’efficacité énergétique. Il a fait savoir que l’Etat dans le programme de l’efficacité énergétique, à travers le Fonds de maîtrise des énergies et des énergies renouvelables,  soutient des projets porteurs en matière d’efficacité énergétique, des énergies renouvelables… Il a fait savoir qu’une enveloppe de près de8milliards de dinars a été dégagée au titre de l’année 2022. Il a fait observer, par ailleurs, que «le soutien de l’Etat aux énergies classiques qui prend une grande part des subventions publiques, de l’ordre de15 milliards de dollars par an, doit basculer, en partie, vers le soutien de l’efficacité de la maîtrise énergétique», a-t-il dit.
 Wassila Ould Hamouda

 

Rationalisation de l’utilisation de l’énergie : 8 milliards de dinars pour l’efficacité énergétique
Le directeur général de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE), Merouane Chabane, a souligné hier que le développement des énergies renouvelables ne suffit pas si le rythme de consommation énergétique continue dans cette cadence insoutenable.
« L’Etat dans le programme de l’efficacité énergétique, à travers le Fonds de maîtrise des énergies et des énergies renouvelables,  soutient des projets porteurs en matière d’efficacité énergétique, des énergies renouvelables » , a-t-il souligné lors d’une réunion-débat avec la presse nationale sur le thème « la transition énergétique citoyenne ». Il a fait savoir qu’une enveloppe de près de8milliards de dinars a été dégagée au titre de l’année 2022. Il a fait observer, par ailleurs, que «le soutien de l’Etat aux énergies classiques qui prend une grande part des subventions publiques, de l’ordre de15 milliards de dollars par an, doit basculer, en partie, vers le soutien de l’efficacité de la maîtrise énergétique», a-t-il dit.
W.O.H