Engagement de l’Algérie : Une détermination qui force l’admiration

La stratégie de l’Algérie dans la lutte antiterroriste est véritablement reconnue comme l’une des meilleures parades à la propagation du terrorisme, une menace sans frontières. Notre pays, qui a affronté seul le terrorisme sanguinaire pendant la décennie noire, s’est dit prêt à aider la communauté internationale pour y faire face. Dans les différents séminaires internationaux et régionaux, l’expérience réussie algérienne a toujours été citée comme exemple.

En 2017, un rapport du département d’Etat américain souligne que l’Algérie mène «une campagne offensive» contre les activités terroristes et «a réussi à contrer les menaces terroristes à ses frontières», saluant son «engagement diplomatique» pour promouvoir la paix et la sécurité régionales. Le document affirme que «l’Algérie a été un véritable rempart contre le terrorisme».
Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a adopté, lors de sa réunion ministérielle, en septembre 2021, «les propositions de l’Algérie visant à renforcer la lutte antiterroriste dans la région sahélo-saharienne par l’activation des différents mécanismes mis en place à cet effet au niveau de l’organisation continentale». Auparavant, l’Algérie avait présenté une série de propositions dans le cadre de l’exercice de son mandat de coordonnateur de l’UA sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique.
Animant une conférence sur «la coopération entre l’Algérie et l’Otan» à l’Institut national d’études de stratégie globale (Inesg),le secrétaire général adjoint délégué de l’Otan pour les affaires politiques et la politique de sécurité, Javier Colomina, a déclaré, en janvier dernier, que «l’Algérie est un acteur-clé dans la région de l’Afrique du Nord et du Sahel, et un interlocuteur incontournable sur la question de sécurité, notamment dans le domaine de la lutte contre le terrorisme».
Des interventions étrangères pour attiser les conflits
Le président de la Ligue des oulémas, prêcheurs et imams du Sahel (Lopis), Abkar Oualar Madou, a appelé, en décembre 2021, à Abuja, les pays d’Afrique à tirer profit de l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, qui compte parmi «les expériences les plus réussies» dans ce domaine. Dans une déclaration à l’APS, Oualar a salué l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. «Nous avons toujours soutenu que l’Afrique doit tirer profit des expériences réussies, notamment l’expérience algérienne dans la lutte contre le terrorisme», a-t-il souligné.
Pour l’Algérie, il ne fait l’ombre d’aucun doute que «les interventions étrangères, qui répondent à des agendas très mal définis, ont influé négativement sur la sécurité et la région du Sahel, en favorisant un environnement propice à la prolifération du terrorisme et à l’expansion des activités criminelles». Dans un autre registre, notre pays rejette en bloc le paiement de rançons en contrepartie de la libération d’otages. L’Algérie est convaincue que le paiement de rançons est une forme de financement des terroristes. Et elle l’a rappelé  lors des travaux de la 14e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, en 2020. «L’Algérie prend acte, avec une grande préoccupation, de la poursuite des transferts, au profit de groupes terroristes, de fonds colossaux au titre de rançons pour la libération des otages. Une démarche qui sape nos efforts de lutte antiterroriste». De ce fait, Alger a souligné l’impératif de «consolider la concertation afin d’éradiquer l’extrémisme violent, lutter contre le terrorisme et assécher les sources de son financement».
Amokrane H.