Enseignement supérieur : L’Etat mise sur le pôle technologique de Sidi Abdellah

L’Etat mise sur le pôle technologique de Sidi Abdellah à l’effet d’en faire un vivier d’une élite hautement qualifiée et compétente. Une élite en mesure de satisfaire les besoins du pays en matière de développement économique et technologique avec un impact social. C’est ce qui ressort de l’intervention du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane, lors d’une cérémonie tenue, ce samedi, au dit pôle à l’occasion de la Journée du savoir.

Il est, ainsi, envisagé de doter le pôle technologique de Sid Abdellah, notamment les deux écoles nationales supérieures des maths et de l’intelligence artificielle, des moyens nécessaires, en vue de répondre aux besoins pédagogiques et aux contenus des nouveaux programmes de formation, précise-t-il.
Le ministre souligne, dans ce sens, l’importance de la création d’un environnement propice pour ce type de formation et favorisant la recherche technologique. Aussi, l’Etat mettra en place toutes les incitations au profit des étudiants et des enseignants de ces écoles dans le souci d’y attirer plus d’élite. «L’objectif est de former une élite hautement compétente et qualifiée à même de satisfaire des besoins des secteurs économique et social, public et privé. C’est lever les divers défis en la matière et se mettre au diapason des spécialités et des métiers d’avenir», indique le ministre.
D’autres écoles sont prévues
C’est pour l’Etat un choix irréversible après avoir lancé, lors de l’année universitaire 2021-2022, les deux premières écoles. Il est prévu, ajoute-t-il, de consolider ce pas par la création progressive d’autres écoles supérieures. «La mise sur pied de ce pôle visera la formation d’une ressource humaine orientée vers les métiers d’avenir et accompagner les deux écoles, en vue d’un retour sur investissement à même de contribuer à la sécurité alimentaire, sanitaire et énergétique du pays», explique-t-il.
Benziane rappelle que les champs de bataille ont basculé d’un combat armé à un combat d’acquisition de la science et du savoir. «Il est de notre devoir de faire de la formation une base scientifique innovatrice et de préparer des élites pour entrer de plain-pied dans le numérique», poursuit-il.
Pour sa part, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaoutar Krikou, souligne les efforts de l’Etat visant à mettre l’enfant au centre de ses priorités. Une volonté qui se traduit, voit la ministre, par la création des écoles nationales supérieures des maths et de l’IA, outre l’école nationale supérieure pour les sourds-muets (ENSSM) et l’encouragement, récemment, de l’impression en braille. Krikou met l’accent sur l’engagement de son département à soutenir toutes les initiatives visant à promouvoir la place accordée à l’enfant au sein de la société.
Pour rappel, la cérémonie a eu lieu en présence de plusieurs membres du gouvernement, à l’image des ministres de l’Education nationale, de la Culture et de la Solidarité nationale. Une exposition a été également organisée au hall des deux écoles, où plusieurs organismes scientifiques issus du département de l’Enseignement supérieur ont pu présenter leurs travaux d’innovation et des équipements développés, notamment dans le domaine industriel, agricole et sanitaire. Il a y eu aussi la remise des prix aux huit étudiants lauréats des olympiades de maths et d’un hackathon.
A. Mehdid