Entraînement, jogging et marche : Rester à l’écoute de son corps

Durant le Ramadhan, l’apport calorique baisse par rapport au reste de l’année et entraîne des changements sur le plan corporel.  Entraînement en salle, jogging ou simple marche, les amateurs d’activités physiques, notamment les jeunes, tentent de maintenir la forme.

Pour Amar, un jeune de 25 ans, «le Ramadhan n’a pas vraiment bouleversé ses horaires d’entraînement». Il essaie tant bien que mal de maintenir son rythme d’avant-le Ramadhan. Le meilleur moment pour ce jeune à la silhouette mince est l’heure qui précède la rupture du jeûne. Il fait en sorte de terminer le sport une demi-heure à l’avance pour que le corps récupère vite les sels minéraux perdus.  «Je préfère m’entraîner à jeun que le ventre plein», lâche-t-il.
Ghilas, 15 ans, joueur de football au club Union sportive de Beni Douala dans la wilaya de Tizi-Ouzou, évite surtout les efforts intenses qui provoquent la déshydratation. Le nombre de séries d’exercice est réduit au maximum. «Entre une série et une autre, notre entraîneur nous recommande une pause de cinq minutes avec deux exercices par groupe musculaire», confie-t-il. Les médecins du sport recommandent à ces jeunes sportifs d’éviter les exercices pénibles.
«Il est conseillé de réduire la période d’entraînement d’un jour sur deux pour une durée moyenne de 1h30. Avant le mois de Ramadhan, l’entraînement commençait par des exercices physiques mais durant cette période notre coach nous conseillait de faire des petits échauffements», ajoute-t-il. Le jour où il ne se rend pas à son club, Ghilas s’entraîne dans la cour de la  maison. «Le Ramadhan n’est peut pas m’empêcher de bouger ni de  faire mes exercices au même titre que mes études», assure-t-il. A l’en croire, ses parents lui ont posé comme condition d’avoir un bon résultat scolaire.  «Sinon, je risque d’arrêter le football. Autrement dit, je suis obligé de concilier entre les deux», lance-t-il en riant.
Pour Ouiza, le Ramadhan est une occasion de perdre du poids. Elle s’est fixée pour objectif de se délester d’une dizaine de kilos. «La marche est le meilleur moyen de rester en forme et remplir mes poumons d’oxygène», s’exclame-t-elle. L’essentiel pour elle «est d’éviter la déshydratation et l’hypoglycémie».  Elle se dit à l’écoute attentive de son corps afin d’éviter tous les effets négatifs sur sa santé.
Pour Mohamed Arezki, dentiste à la retraite, «le sport durant le Ramadhan n’est pas contre-indiqué à condition de ne pas fournir des efforts intenses pour éviter le risque d’une rupture musculaire, claquage ou une tendinite». Le sexagénaire marche en moyenne 7 kilomètres chaque jour pour à un rythme régulier. «Etant diabétique, j’essaye d’éviter les hypoglycémies,  l’accélération du rythme cardiaque et le risque cardio-vasculaire», conclut-il.
Pour cela, il évite durant ce mois de faire des efforts intenses et de garder l’énergie nécessaire  d’autant plus que chacun a besoin d’une certaine quantité d’eau dans son corps.
Samira Belabed