Equipe nationale : Belmadi décide de rester

C’est officiel. Le sélectionneur national Djamel Belmadi va finalement continuer son aventure avec les Verts comme il l’a fait savoir ce dimanche à la chaîne Youtube de la Fédération algérienne de football. «J’ai pris la décision de continuer ma mission à la tête de l’équipe nationale.

Après l’échec, il faudra savoir redémarrer avec une nouvelle force. Ce drame footballistique que nous avons vécu tous ensemble m’a poussé à prendre tout ce temps. J’ai un contrat qui dure jusqu’au mois de décembre 2022. J’ai soumis à mes responsables l’opportunité de mettre fin à ce contrat. Ma demande n’a pas été acceptée. Ils ont émis le souhait que je puisse continuer ma mission. Ce fut un élément fondamental pour moi. L’autre élément ô combien important qui m’a poussé à rester est notre peuple, qui a apporté sa voix de nous voir avec mon staff et les joueurs continuer le chemin. Je ne peux pas tourner le dos, car ça me donne plus de force pour donner un nouveau souffle à notre équipe» a-t-il indiqué. Pour Belmadi, la défaite du 29 mars restera inoubliable. «Ce fut un scénario dramatique. Nous devons recréer de l’espoir et de la détermination pour rendre de la joie à notre peuple. Il faut donner un nouveau souffle à ce groupe et créer une autre dynamique. Nous avons tout sauf démérité durant les deux matches du Cameroun. Notre groupe a des ressources. Notre réflexion vise à le rendre plus performant. Nous sommes conscients qu’il n’y a plus de match facile en Afrique. En Afrique, il fallait se concentrer sur les infrastructures et le niveau de l’arbitrage. D’ailleurs, notre continent est à l’âge préhistorique en la matière», a-t-il souligné. Appelé à donner son avis sur le groupe F des éliminatoires de la coupe d’Afrique 2023 en Côte d’Ivoire et dans lequel figure l’équipe nationale aux côté de l’Ouganda, la Tanzanie et du Niger, le coach national a estimé qu’il n’y a plus de petites équipe en Afrique. «Lors de la dernière coupe d’Afrique au Cameroun, des équipes favorites ont souffert face à des équipes qualifiées de «petites». Pour préparer les deux premiers matches face à l’Ouganda à Oran et face à la Tanzanie à l’extérieur, nous allons faire un travail sur nous-mêmes, même si les dates des deux matches coïncident avec la fin de saison. Il va peut-être y avoir des joueurs qui ne seront pas présents. Un noyau a été très touché. Nous devons renvoyer de la force aux projets que nous allons mettre en place. Tout le monde doit adhérer.»
Des changements en vue
Interrogé sur d’éventuels changements à opérer dans la composante de la sélection, Belmadi a souligné qu’il est avec son staff dans l’éternelle remise en question. «Nous allons mettre l’aspect des modifications à l’ordre du jour. Nous sommes dans la perpétuelle idée à être toujours plus forts. Il y aura l’avènement de joueurs qui vont devoir faire comme l’ont fait à leur temps Belaili, Bounedjah, Benlamri, Atal, Bennacer. Ces joueurs ont commencé à jouer avec nous en progressant vite, avant de s’imposer en sélection. J’invite ceux qui vont nous rejoindre à être dans le même état d’esprit. De ma part, je ne vais pas faire de cadeaux.» Avec du recul, Belmadi a défendu crânement son système de jeu adopté lors de la double confrontation face au Cameroun, rappelant qu’il s’agissait «d’un système inédit». «Tout a bien fonctionné lors de la première manche. Mais, la seconde s’est jouée dans un contexte différent avec deux hommes du match, à savoir le gardien camerounais Onana et l’arbitre Gassama» a-t-il rappelé. Pour ce qui est de la domiciliation des Verts au nouveau stade d’Oran, Belmadi a indiqué que «le stade de Tchaker a été porteur d’une grande joie » et a révélé que «son souhait était de jouer partout à l’Est, à l’Ouest, dans le Sud si on avait les infrastructures pour aller voir nos frères là-bas, et à Tizi-Ouzou. Nous devrions jouer à Oran bien avant le match face à l’Ouganda. Nous allons jouer un, deux, ou trois matches jusqu’à ce que les autres stades soient opérationnels», a-t-il dit. Concernant les prochaines élections de la FAF prévues le 9 juin, l’ex-star de l’Olympique de Marseille a précisé que «cela dépassait largement ses prérogatives», avant d’ajouter qu’il n’a jamais eu de problèmes avec le président sortant Charaf-Eddine Amara, ni demandé le soutien de son prédécesseur Kheireddine Zetchi à la tête de l’instance fédérale.
Adel K.