Etats-Unis : Pour Joe Biden, l’attaque du Capitole est une violation flagrante de la Constitution 

Le président américain Joe Biden a qualifié,  jeudi dernier, l’attaque du Capitole du 6 janvier 2021 de «violation claire et flagrante de la Constitution», quelques heures avant que la commission de la Chambre des représentants chargée d’enquêter sur cette attaque ne tienne sa première audience publique.

Biden, qui s’exprimait au début d’une réunion avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a reconnu que de nombreux Américains suivraient les débats qui seront diffusés jeudi soir à une heure de grande écoute, et  apprendraient de nouveaux détails sur l’attaque. «Je pense que ces hommes et ces femmes ont enfreint la loi, ont essayé de  renverser le résultat d’une élection», a déclaré Biden à la presse. «Il y a beaucoup de questions : qui est responsable ? qui est impliqué ? Je ne vais pas porter de jugement là-dessus, mais je veux juste que vous sachiez que… beaucoup d’Américains vont voir pour la première fois certains des détails qui se sont produits», a-t-il poursuivi. Ces remarques étaient les premiers commentaires publics de Biden sur l’enquête de la Chambre sur les évènements du 6 janvier. La Maison-Blanche  a apporté son soutien au travail de la commission, mais a cherché à prendre ses distances afin d’éviter de donner l’impression d’influencer l’enquête. Biden, qui se trouve à Los Angeles pour le Sommet des Amériques, devrait suivre l’actualité de l’audition, mais il n’est pas certain qu’il la regarde en direct. «Il est clair qu’il sera très occupé», a déclaré mercredi dernier aux journalistes la porte-parole de la Maison-Blanche, Karine Jean-Pierre. «Il sera très concentré sur son voyage.»  Un an et demi après l’assaut du Capitole qui a été la «culmination d’une tentative de coup d’Etat», une commission d’enquête parlementaire a commencé jeudi dernier à dévoiler la responsabilité exacte de Donald Trump. Un homme aux cornes de bison déambulant dans les couloirs du Congrès américain, des élus rampant au sol avec des masques à gaz… Les manifestants ont pris d’assaut le siège du Congrès après «les  encouragements» de l’ancien Président, a déclaré Bennie Thompson, le chef de la commission dite du «6 janvier», en ouverture d’une série d’auditions  censées prouver l’existence d’une campagne coordonnée pour renverser le résultat de la présidentielle de 2020.
«Le 6 janvier a été la culmination d’une tentative de coup d’Etat», a  affirmé Bennie Thompson. «Donald Trump était au centre de ce complot.» Depuis près d’un an, ce groupe d’élus, sept Démocrates et deux Républicains, a entendu plus de 1.000 témoins, dont deux enfants de l’ancien Président, et épluché 140.000 documents pour faire la lumière sur  les faits et gestes précis de Donald Trump avant, pendant et après cet événement qui a fait vaciller la démocratie américaine. SMS, vidéos et tweets de l’ancien Président à l’appui, des élus ont commencé à présenter les différents scénarios envisagés par l’ancien Président et son entourage pour changer le cours de l’élection présidentielle de 2020.