Exportations des produits pharmaceutiques : Une prévision de 08 millions de dollars à la fin 2021

Le volume des exportations en produits pharmaceutiques a doublé au cours de cette année par rapport à 2020, selon le sous directeur de la promotion au ministère de l’industrie pharmaceutique, Mohamed Amine Touati. L’an dernier, la valeur des exportations de ces produits a atteint les 04 millions dollars et cette année, selon lui, elle sera de l’ordre de 08 millions de dollars à la fin de cette année.

«Au cours du premier semestre de cette année, nous avons atteint en valeur ce que nous avions exporté l’an dernier, à savoir 04 millions de dollars. Cette année, tout indique que cette valeur sera doublée, soit une hausse de 100%», signale-t-il. Il a indiqué que dans la nouvelle stratégie du ministère de l’industrie pharmaceutique en matière d’exportations, le continent africain est ciblé en priorité. Le Nigeria notamment qui rafle la plus grosse part en matière d’importations de produits pharmaceutiques en Afrique, suivie du Kenya, de la Tanzanie et de la Libye.
«Ce sont les pays que nous ciblons en priorité en matière d’exportations. Il faut savoir que les échanges interafricains dans ce secteur sont très faibles, ne dépassant pas les 03%.  Nous espérons que ces échanges seront intensifiés grâce à la Zlecaf (Zone de libre-échange continentale africaine) et que les pays africains seront les premiers fournisseurs de l’Afrique, dont l’Algérie», dit-il. Pour l’instant, c’est l’Inde principalement, suivie de la France, qui sont les fournisseurs de l’Afrique en produits pharmaceutiques. En 2020, dit-il, l’Afrique en a importé pour 18 milliards de dollars. Quant aux fournisseurs africains, l’Afrique du sud est classée première, suivie du Kenya et de l‘Egypte.
«L’Algérie est classée troisième au Maghreb en matière d’export de ces produits, après le Maroc et la Tunisie. 44% de nos exportations vont vers l’Afrique, au Mali, au Maroc, en Libye et en Afrique du sud et 28% vers l’Europe, en France, en Allemagne et en Pologne. Nous exportons à 88% des médicaments constitués de produits divers», rapporte-t-il. Pour lui, s’il y a une hausse dans nos exportations au cours de cette année, c’est en raison de la nouvelle approche adoptée dans ce domaine. Cette approche, explique-t-il, est basée sur des facilités incitatives et réglementaires en faveur des producteurs exportateurs. Le but est d’encourager davantage de producteurs à aller vers l’export, leur nombre ne dépassant pas pour l’instant la  vingtaine.
Farida Belkhiri