Exportations : Une conférence nationale pour lever les entraves

La chambre de commerce et d’industrie de la wilaya de Blida a organisé, ce samedi, une rencontre entre des opérateurs économiques et des représentants de la direction de la promotion et du soutien aux échanges économiques du ministère des Affaires étrangères.

L’objectif de cette rencontre, à laquelle ont pris part Smaïn Benamara, ambassadeur-conseiller au ministère des AE, chargé de la diplomatie économique, et Rabah Facih, directeur de la promotion du soutien des échanges économiques (DPSEE) et de jeunes diplomates, est d’ouvrir le débat, en toute franchise, pour baliser le chemin aux exportateurs. Lors des débats, les opérateurs ont surtout évoqué «les entraves bureaucratiques au niveau des douanes et des banques» qualifiées de «décourageantes».

Benamara s’est voulu rassurant en annonçant qu’une conférence nationale regroupant plusieurs institutions pourrait se tenir, dans les mois à venir, pour «trouver une solution définitive à ces problèmes».

L’ambassadeur a, toutefois, exhorté les opérateurs à améliorer la qualité de leurs produits ainsi qu’à étudier et cibler les marchés avant de se lancer dans l’exportation. Il a, ensuite, longuement expliqué le nouveau rôle assigné au chargé des affaires économiques au niveau des ambassades et consulats algériens. «Ils devront être plus dynamiques et efficaces dans la collecte de l’information et l’étude des marchés qui seront transmises à travers une plateforme d’information», a-t-il lancé.

Selon Benamara, un nouveau site vient d’être lancé au profit des opérateurs, qui y découvriront le nom et le grade du chargé des affaires économiques dans n’importe quel ambassade ou consulat avec lequel ils pourront communiquer directement. «Si l’opérateur n’a pas de réponse, il peu saisir la  DPSEE qui interviendra rapidement», a assuré l’ancien ambassadeur au Sénégal, qui a plaidé pour la conjugaison des efforts  pour constituer une force économique dans la région. Par ailleurs, il a reconnu «un déficit dans l’information et la coordination entre les institutions» qu’il a illustré avec sa propre expérience.

«Dans de multiples manifestations économiques, l’Algérie s’est distinguée par son absence ou par une présence symbolique», a-t-il déploré. «Lorsque j’étais ambassadeur au Sénégal, j’avais informé que le pays organisera une foire de vente libre des produits. Qu’elle ne fut ma surprise de voir débarquer des produits de l’Enasel chez le plus grand producteur de sel !», a-t-il raconté. «Par contre, a-t-il ajouté, un producteur algérien de souliers avait écoulé toute sa marchandise en un temps record.» «Nous avons loué un grand espace qui n’a pas été exploité faute de coordination et d’information», a-t-il regretté. Rabah Facih s’est attardé sur le rôle de la DSPPE, qui se met au service de l’opérateur économique en matière d’information et d’étude des marchés étrangers.

M. Benkeddada