«Ezzou’Art des livres» : Ahcène Meriche au week-end littéraire

Dans sa poésie, Ahcène Meriche dissèque les états d’âmes, les émotions, les odeurs et les saveurs. Il permet de nouvelles approches de la littérature, plus moderne, contemporaine. Il mêle et entremêle visions poétiques mises en abime tout en restant dans le respect des traditions et des cultures. Ses écrits, d’une fraîcheur lyrique, sont à la fois source d’inspiration pour les lecteurs et fascination pour les jeunes essayistes qui le côtoient.

Coorganisateur de la 7ème édition du salon du livre « Ezzou’Art des livres », organisé à la galerie d’art « Ezzou’art », au centre commercial de Bab Ezzouar (Alger), Meriche fait savoir que l’évènement se tient du 3 au 25 décembre. « En l’espace de trois week-end, plusieurs auteurs, poètes, essayistes et écrivains passent sur l’estrade pour présenter leurs ouvrages et faire une lecture. Une vente dédicace est également prévue », a-t-il indiqué. Selon notre interlocuteur, pas moins de sept auteurs seront présents chaque week-end pour aller à la rencontre de leurs lecteurs. Hier, c’était lui qui présentait quelques-uns de ses 30 ouvrages, aux côtés d’autres écrivains. Enseignant de physique, auteur-poète et journaliste, Meriche mêle la science à la littérature, traduisant ainsi, au juste mot, la lucidité dans ses multiples écrits.
Il a publié dans six anthologies internationales de poésie «North african voices », paru aux Etats Unis en 2005, « La plume d’argent », paru en France en 2010, « La plume de pourpre », également en France en 2011, « Paroles de poètes » en 2012, «  Euro-poésie » en 2017 et « Revolutionary poets brigade », édité aux Etats Unis, en 2020. Meriche est également à l’origine de quatre ouvrages pédagogiques. « Ces jeux culturels sont des boites de 50 cartes. Il s’agit de devinettes et de citations avec des illustrations. Cela permet de mieux inculquer, aux enfants notamment, les citations tout en aidant à les mémoriser », a-t-il souligné. Le premier « Urar s yinnan » (jeu avec les citations en kabyle), consiste à trouver l’auteur d’une citation des animaux, la 50e carte porte sur les solutions. Le second « Timsaaraq » (Les devinettes anciennes kabyles), avec une version éditée en langue française. Le dernier jeu de cartes est intitulé « Ighersiwen d wayen nnan » (Les animaux et leurs citations en cartes avec des images). Les cartes comportent le nom de l’animal, une illustration et la citation s’y référant.
Ahcène Meriche se réjouit de voir plusieurs jeunes s’intéresser à l’exposition et propose de faire découvrir le monde littéraire à une jeunesse qui s’y désintéresse. « Les jeunes lisent moins de nos jours. Nous voulons aller à leur rencontre. D’abord pour leur rappeler l’importance de la lecture. Secundo, pour qu’ils connaissent les jeunes auteurs, les écrits qui peuvent toucher leur sensibilité et créer un lien fort », a-t-il espéré. Amel, que nous croisons sur les lieux, n’aime pas écouter les livre audio. Elle aime sentir les pages d’un livre sous ses doigts. « Je lis. Pas énormément, seulement quand j’ai du temps libre, entre mes études et mon job à mi-temps. C’est souvent dans le transport. Je suis donc friande de nouveaux ouvrages », nous lança-t-elle. La lectrice aime également connaître les auteurs. « Quand on connaît l’auteur, on s’approprie l’histoire. On se situe par rapport à ses émotions et à son état d’esprit. Je viens donc rencontrer Kahina Temzi. Une jeune auteure que j’apprécie particulièrement », a-t-elle ajouté.
L’évènement a, depuis son lancement, connu un engouement assez appréciable. Selon les organisateurs, plusieurs lecteurs se présentent au niveau de la galerie pour aller à la rencontre des écrivains et des poètes, en espérant tomber sur leur nouvelle parution et décrocher une dédicace.
Walid Souahi