Fatma Zohra Slimani édite son premier roman : Renaissance après la Covid-19

La première œuvre littéraire de Fatma Zohra Slimani vient d’être éditée  par les  éditions «El Qobia».  Dans «Pour une bouffée d’oxygène», la femme, native de Ténès, relate son expérience  avec la maudite Covid-19 qu’elle a contractée l’été dernier.

 Slimani, retraitée de l’éducation nationale, a enseigné la langue française et occupé des postes dans   des collèges et lycées. Depuis son adolescence, elle a  pris  plaisir à écrire des poèmes pour ses proches. Et voilà que la solitude et la douleur engendrées par un mal inconnu et mystérieux sont venues nourrir son inspiration.
L’auteur raconte, dans une première partie, ses émotions négatives et positives comme la solitude, la  solidarité, l’anxiété, le mal-être, la  tristesse  et le soulagement et décrit sa quête de la guérison. Elle évoque aussi son combat quotidien et sa volonté de fer, depuis son hospitalisation dans un hôpital de Saida, où elle dit avoir été bien prise en charge. Parlant du personnel soignant, elle confie que «ceux sont des  jeunes qui n’avaient pas peur de sacrifier leurs vies sans hésitation pour nous venir en aide». Elle n’oubliera jamais leur sourire matinal semblable à un rayon de soleil éclatant aux yeux de chaque patient. Parlant d’elle comme d’une  «miraculée» elle affirme que «je suis revenue de loin car j’ai manqué  gravement d’oxygène pendant 17jours».
La seconde partie du roman s’attarde sur un deuil familial qui a terrassé sa fille et ses petits-enfants suite à  la perte de son gendre. Elle souligne l’importance qu’accordent les Algériens au deuil familial plus dur à vivre dans un temps de pandémie où la distanciation sociale était obligatoire. Fatma s’attarde sur cette  psychothérapie de soutien indéfectible dont elle avait réellement besoin et dit avoir senti le devoir de partager son expérience avec les lecteurs, celle d’un exécutoire salutaire. Les longues journées passées au lit lui ont permis de dresser un bilan sur sa vie, de repenser à la conception de celle-ci et de se remettre en question. «L’être humain se révèle à lui-même, à son soi profond, comme une source inépuisable de bonté, de générosité. La guérison est une renaissance», conclut-elle.
 Nabiha Cheurfi