Festival national du Malouf : Lancement de la 10e édition à Constantine

C’est dans les somptueux décors internes du Théâtre régional de Constantine et en présence d’un représentant du ministère de la Culture et du wali qu’a été déclaré ouvert en début de soirée de lundi le 10e festival national du Malouf.
Quoique l’évènement était annoncé à partir de 20h15, les invités parmi le microcosme artistique, culturel local et autres venus des cinq wilayas représentées et participant à l’événement avaient déjà pris place. Il faut quand même souligner que l’organisation était parfaite. Abdelkhalek Sayouda, le wali de Constantine, a été le premier à prendre la parole pour dire la fierté qu’a la ville d’abriter une manifestation culturelle de cette envergure s’appesantissant dans la foulée sur l’importance qu’a l’Etat d’en être sous toutes les formes un acteur actif. Abondant dans le même sens, le représentant du ministère de la Culture annoncera également, comme cela a été le cas pour celui du Malouf, le retour d’autres festivals tel celui de la poésie au féminin ou encore du chant patriotique, revenant, comme pour grossir le trait sur cette réalité, sur celui (festival) de Dimajazz réactivé en mai dernier grâce notamment à la persévérance acharnée de son délégué ou commissaire, en l’occurrence le défunt Zoheir Bouzid, terrassé en juillet par une crise cardiaque.
Enfin en ce qui le concerne, Ammar Aziez, commissaire du ponctuel événement, aura également à évoquer le retour du festival du Malouf tout en rendant hommage aux grands personnages qui en ont fait la renommée dans la ville des Ponts, marquant pour cela la rencontre d’un hommage des plus appuyés d’autant plus légitime qu’il était destiné au regretté Larbi Ghezzal, l’une des figures constantinoises si ce n’est la figure la plus importante de la musique andalouse tant le défunt a milité pour l’authenticité de cette musique considérée au même titre que d’autres genres du terroir comme un élément essentiel de l’identité nationale et le demeure pour l’éternité.
Entamée donc à partir de la soirée de lundi, la manifestation prendra fin le 1er octobre prochain et verra défiler sur la scène Salim Fergani, Ahmed Aouabdia, Abdelhalim Bouazziz, Abbas Righi, Kamel Bouda, Dounia el Djazaïria…L’événement a été scindé en deux volets essentiels, à savoir celui académique et compétitif. Le premier consistera en l’animation de séances de lecture artistique alors que le second, comme son intitulé l’indique, aidera à classer à l’issue de l’évènement les trois meilleures troupes parmi celles qui représenteront les wilayas de Mila, Skikda, Mascara, Ain-Defla, Souk-Ahras, Sétif, Guelma et Oran. Les meilleures voix et le meilleur musicien seront tout aussi mis à l’honneur.
Soulignons enfin que le festival national du Malouf revient après sept années d’absence et vient confirmer l’importance donnée par le ministère de la Culture à la relance des évènements culturels qui ont fait de l’Algérie un berceau et une place internationale incontournable. En tout état de cause, son organisation est là se faisant en quelque sorte le trait d’union avec ceux qui vont suivre, notamment le festival de la poésie féminine, du chant patriotique, d’ici la fin de l’année.
Abdelhamid Lemili