Fondation finlandaise  Crisis Management Initiative : «L’Algérie peut jouer un grand rôle dans la  résolution des crises»

La réputation qu’a l’Algérie en termes de  médiation internationale et le talent de ses diplomates la propulsent à  jouer un grand rôle dans la résolution des conflits internationaux, a  soutenu, ce lundi à Alger, le chef de délégation de la fondation finlandaise Crisis Management Initiative (CMI), Janne Taalas.

Il est « très positif » de savoir que l’Algérie veut prendre part à la  résolution du conflit en Ukraine, à travers sa participation au Groupe de  contact arabe au niveau ministériel, a indiqué M. Taalas à la presse, en  marge d’une conférence sur « Les acteurs indépendants de la médiation »,  organisée par l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG).
« Son expérience en termes de médiation rend sa contribution très  appréciable et va permettre à la médiation internationale d’aller de  l’avant ».
Il a précise, à ce titre, que « la neutralité de l’approche algérienne est  un exemple en la matière qui lui confère davantage de crédibilité aux yeux  de la communauté internationale », soulignant que « le succès de la  diplomatie algérienne dans sa médiation au Mali, en est la parfaite  illustration ».
Selon l’ancien diplomate finlandais, la médiation de l’Algérie dans la  résolution du conflit en Ukraine et dans d’autres crises est d' »autant plus  souhaitée, vu qu’elle organisera d’ici quelques mois un grand rendez-vous  diplomatique régional, le Sommet des Etats arabes en l’occurrence ».
Ce sommet « est essentiel et permettra à l’Algérie d’aller de l’avant dans  ses efforts de résoudre les différends d’ordre bilatéral et multilatéral »,  a-t-il affirmé, relevant que « son optimisme a pour origine le rôle joué par  l’Algérie par le passé dans la résolution de beaucoup de crises dans la  région et ailleurs ».
Interrogé sur le Sahara occidental, le titulaire d’un doctorat en sciences  politiques de l’Université d’Oxford a souligné que ce conflit, qui perdure  depuis 1975, devait être résolu « en urgence, conformément aux résolutions  onusiennes ».
« Le conflit au Sahara occidental met en danger la stabilité régionale,  d’où l’urgence d’y remédier », a-t-il insisté. S’agissant de la question palestinienne, le chef de la délégation  finlandaise du CMI a affirmé que son organisation menait aux côtés d’autres  organisations des efforts inlassables pour résoudre ce conflit,  reconnaissant toutefois « la difficulté de la mission sur le terrain ».
Intervenant à cette occasion, le directeur général de l’INSEG, Abdelaziz  Medjahed a indiqué que « l’histoire de la médiation de l’Algérie dans la  résolution des conflits de par le monde remonte à très loin dans le temps ». « L’Emir Abdelkader avait pu épargner, grâce à sa sagesse, aux Syriens un  fleuve de sang en 1860 déjà. Après l’indépendance de l’Algérie, de  nombreuses crises diplomatiques dans le monde ont connu leur épilogue grâce  à l’intervention de la diplomatie algérienne. C’est le cas de la crise  opposant l’Iran aux Etats-Unis, de celle entre l’Egypte et la Libye, du  conflit entre l’Ethiopie et l’Erythrée et au Yémen », a-t-il souligné,  dénonçant au passage « certaines parties ennemies de l’Algérie qui veulent  l’impliquer dans des conflits ne la concernant pas ».