Formation dans le domaine artistique : Donner la main aux associations

« Il faut joindre les efforts entre les professionnels du secteur artistique et les associations pour encourager la formation dans les domaines artistiques », estime Brahim Noual, professeur à l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel (ISMAS), en marge des ateliers nationaux pour les jeunes talents, organisés par l’Union algérienne d’Arts et culture, à Ouled Djellal.

Selon lui, « nous ne devons ni négliger les amateurs ni les talents, et encore moins les volontaires. La volonté de faire aujourd’hui est une denrée rare ». Il faut aller vers des formations citoyennes, poursuit-t-il, et participer, chacun à son niveau, à l’élévation de cette formation dans le domaine des arts et des cultures. Il est également possible de recycler les formateurs associatifs, en leur apportant un accompagnement pédagogique pour qu’ils puissent avoir plus de moyens plus instructifs d’inculquer des formations.
La formation doit aussi passer, souligne le professeur, par la construction de passerelles entre les théâtres, la scène et les instituts et les universités. Créer des mécanismes dans le but d’améliorer les séquences pédagogiques de la formation artistique. « Le but extrême de ces formations est de parvenir à former les nouveaux actants de la vie artistique. Que ce soit dans le domaine théâtrale que les autres métiers des arts, tels que la décoration, la lumière et son », a-t-il précisé. Et d’ajouter : « nous disposons aujourd’hui des moyens logistiques et humains de former dans ce secteur. Si nous éprouvons des difficultés dans un domaine précis, nous pouvons faire appel à une aide extérieure ». Selon lui, il ne faut pas avoir peur de l’interculturalité et l’échange d’expertise, et favoriser les petits stages et les séminaires à l’étranger.
Par ailleurs, l’avènement des nouvelles technologies, de plus en plus performantes, peuvent faciliter la formation artistique des jeunes. Il est possible de suivre des formations à distance. En effet la pandémie a accentué l’utilisation des TIC et les formations via les canaux numériques se sont multipliés, notamment dans le secteur culturel. Selon Brahim Noual, il est possible de suivre des formations à distance puis prendre de grands rendez-vous pour des praticiens in-studio pour que les professeurs voient le travail des étudiants d’un point de vue pratique.
Walid Souahi