Guerre de Libération : Hommage aux moudjahidate

Echappant à la mort à maintes reprises durant la Révolution armée, la moudjahida Meriem Mokhtari, de son nom de guerre «Thaouriya», fait partie de ces jeunes femmes qui ont rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale pour défendre leur patrie et leur honneur.
«Thaouriya a rejoint la lutte pour l’indépendance en 1956 à l’âge de 16 ans dans sa région natale, Tiaret. Entraînée au maniement des armes et les  techniques de guérilla, elle a reçu une formation politique et fait le serment de mourir pour sa patrie comme d’autres jeunes femmes, telles que Zohra Drif, Fatiha Ben Allal… Meriem a par la suite été affectée comme infirmière dans le maquis»,a rappelé l’enseignant en histoire à l’Université de Tissemsilt Lakhdar Saïdani.
Lors de son intervention à la conférence organisée ce mercredi au palais de la culture Moufdi-Zakaria, à Alger,  sous le thème «Le rôle militaire de la femme algérienne durant la guerre de Libération»,  Saïdani a dressé le portrait de plusieurs moudjahidate connues du grand public et d’autres moins évoquées dans le récit historique et dans les témoignages, notamment dans les Wilayas historiques IV et V.
Pour sa part, la journaliste et auteure Rachida Brahimi a rendu hommage à ces illustres moudjahidate et chahidate, à l’image de Zoubida Ould Kablia, tombée au champ d’honneur dans la Wilaya V historique à l’âge de 20 ans, Meriem Bouattoura, tombée aussi à la fleur de l’âge dans la Wilaya II historique, ainsi que la chahida Malika Gaïd, Messaouda et Fatima Bedj, deux sœurs de Chlef, qui connaîtront également dans la Wilaya IV historique le même sort que les autres.
«L’une des icônes de la résistance de la femme algérienne Hassiba Ben Bouali avait écrit une lettre à ses parents quelques jours avant son assassinat le 9 octobre 1957, à l’âge de 19 ans, où elle leur demandé d’être heureux pour elle si elle meurt en martyre. Le dimanche 8 octobre 1957, elle se trouve au 5, rue des Abdérrames, à La Casbah d’Alger, en compagnie d’Ali la Pointe, du Petit Omar et de Hamid Bouhamidi, qui ont péri suite à l’explosion de leur cachette.
Karima Dehiles