Guerre de libération nationale : Les « martyrs de mars » évoqués

Les martyrs de la Guerre de libération nationale, tombés au champ d’honneur durant le mois de mars entre 1956 et 1962, ont été évoqués, ce mercredi à Alger, par l’historien Mohamed Lahcen Zeghidi, qui a relevé la « forte symbolique » que revêt ce mois dans le parcours de la lutte armée pour l’indépendance du pays.

« Le mois de mars revêt une forte symbolique dans l’histoire de la Guerre de libération nationale, dans la mesure où l’on compte au moins une centaine de martyrs, tombés au champ d’honneur durant ce mois, de 1956 à 1962 », a déclaré M. Zeghidi, lors du « Forum de la mémoire » abrité par le quotidien El Moudjahid.
Tout en précisant que le nombre et les noms de ces martyrs demeurent méconnus à ce jour, l’intervenant a fait savoir que « chacun des valeureux chouhada constitue un exemple en matière de sacrifice et de dévouement pour le pays », citant notamment les martyrs de mars 1962, « mois de la Victoire ». Il a évoqué également les martyrs de la Révolution parmi les militants de la Fédération de France du Front de libération nationale (FLN), ainsi que les illustres noms tombés au front militaire comme, entre autres, Mustapha Ben Boulaid, Larbi Ben M’hidi, Ali Mellah (dit Si Chérif), les colonels Amirouche et Si El Haoues et 40 autres chouhada dénombrés aux côtés de ces derniers.
Il a ajouté que la Révolution algérienne a également « enfanté des martyrs parmi les intellectuels, dont les écrivains Mouloud Feraoun et Ahmed Réda Houhou et l’avocat Ali Boumendjel, assassinés par le colonisateur français qui voulait faire taire leurs voix.
Pour M. Zeghidi, ces figures de la lutte du peuple algérien pour le recouvrement de sa souveraineté « n’est que l’aboutissement du combat mené, dans le cadre du Mouvement national, par une génération de militants ayant cru en leur cause et qui ont fait du sacrifice pour l’Algérie leur raison d’existence ».