Hassane Kacimi, expert en questions géopolitiques : «L’Etat a déjoué toutes les tentatives de déstabilisation»

Les tentatives de déstabilisation de l’Algérie, virtuelles ou réelles, continuent et continueront dans le temps, souligne l’expert en questions géopolitiques Hassane Kacimi, qui était hier l’invité de la rédaction de la Radio nationale Chaîne 3.L es pouvoirs publics, selon lui, ont pris toutes les dispositions pour faire face à ce genre de menaces et tentatives subversives qui tentent de déstabiliser l’unité nationale.

La déstabilisation, souligne Kacimi, ne peut se faire sans une complicité interne. Ce qu’a démontré, explique-t-il, l’arrestation de 16 terroristes, par les forces de l’ANP, dont les aveux ont impliqué l’organisation Rachad. Ces aveux viennent conforter les décisions de l’Etat algérien au sujet du classement du MAK et Rachad comme organisations terroristes, et déjouer les tentatives voulant semer le doute au sein de la population. Kacimi relève que le nombre de terroristes arrêtés et éliminés traduit une volonté manifeste de réactiver des cellules dormantes des maquis résiduels, pour montrer à l’opinion internationale que l’Algérie est encore un pays instable.
Par ailleurs, Kacimi déclare que les tentatives de déstabilisation de l’Algérie s’inscrivent dans un mouvement de déstabilisation international orchestré par les gouvernements occidentaux, notamment l’Amérique, afin encore de gouverner le monde. Concernant le scénario de l’Ukraine, Kacimi souligne que nous n’avons qu’une seule version, qui est celle de l’Occident, relayée par les plateaux de télévision et les médias occidentaux, etqui parle de guerre entre la Russie et l’Ukraine, mais en vérité, affirme Kacimi, ce sont les Etats-Unis qui font la guerre à la Russie et l’intégration de l’Ukraine à l’OTAN est une tentative de démantèlement de la Russie.
Kacimi ajoute qu’il y a actuellement une volonté d’«ukrainisation » du Maghreb, qui ne vise pas uniquement l’Algérie mais tous les pays du Maghreb et nous l’avons vu en Libye et en Tunisie où la situation reste très fragile et préoccupante.  En Libye, souligne Kacimi, la médiation de l’Algérie pour régler le conflit entre les belligérants a toujours été parasitée par des pays comme le Maroc ou la France et certaines monarchies du Moyen-Orient, qui ont de grands intérêts à «balkaniser» la Libye mais aussi à déstabiliser l’Algérie. L’expert évoque un nouvel ordre mondial économique et politique «au forceps»  car l’Occident et les Etats-Unis sont conscients que beaucoup de pays émergents qui posséderont à l’horizon 2030 pratiquement 50% du PIB mondial et les Américains ne veulent pas d’un monde multipolaire et tentent, avec la complicité de forces néoconservatrices, d’empêcher ces pays émergents de s’imposer.
H. Metref