Hommage à la journaliste assassinée Shirine Abou Aqleh : Une ambassadrice de l’humanité

Shirine Abou Aqleh, correspondante d’Al Jazeera, est tombée sous les balles de l’armée sioniste le 11 mai dernier, alors qu’elle couvrait des manifestations populaires dans la ville de Jénine, en Palestine.

A l’occasion du 40e jour succédant son assassinat, une veillée commémorative a été organisée par l’Agence algérienne du rayonnement culturel, en collaboration avec le Centre national du cinéma et de l’audiovisuel (CNCA) et le Centre culturel palestinien pour le folklore, à Dar Abdellatif, à Alger. Le directeur des relations nationales et internationales au Centre culturel palestinien, Fawez Fayez Aboukouch, a salué cette initiative qui commémore une martyre pour la liberté qui, tout au long de sa vie, n’a cessé d’œuvrer pour véhiculer la vérité à travers son métier de journaliste. «Les mots justes, véridiques et sincères de Shirine Abou Aqleh raisonneront à jamais dans nos cœurs, et personne ne pourra éclipser ses paroles dignes et solennelles», a-t-il témoigné en marge de la cérémonie.
La responsable du Centre culturel palestinien pour le folklore en Algérie, le Dr Hassina Touati, a, de son côté, rappelé la position indéfectible de l’Algérie vis-à-vis la question palestinienne. «Nous qui soutenons le peuple palestinien, dans ses joies et ses moments les plus sombres, souhaitons partager la peine de nos frères et sœurs palestiniens dans la perte d’une grande figure de paix : Shirine Abou Aqleh», a-t-elle souligné. Lors de la cérémonie, plusieurs témoignages des collègues de feue Shirine Abou Aqleh ont été présentés à l’assistance. Le directeur d’Al Jazeera Palestine, Walid Al Amani, confie lors d’un témoignage exclusif au CNCA que la journaliste assassinée était bel et bien ciblée par l’occupant sioniste.
«Après enquête, les résultats confirment que Shirine était ciblée et abattue par l’occupant», a-t-il martelé. De son côté, Wessam Hammad, journaliste et producteur à Al Jazeera, fait une visite guidée des locaux où travaillait Shirine. Il passe par son bureau, étoffé de bouquets de fleurs, de médailles et de trophées. «Son bureau n’a pas changé depuis sa disparition. Nous l’avons gardé tel quel. Nous souhaitons même en faire un musée», a-t-il fait savoir. Il ajoute que le décès de Shirine est une perte sur deux plans. «Le plan humain, où Shirine participait activement à des mouvements de solidarité et de bénévolat et faisait des dons de charité à plusieurs associations caritatives. Mais aussi sur le plan professionnel, où la personne qu’elle était véhiculait des messages de paix, d’espoir et d’amour», a-t-il confié. Samir Abu Shemala était son confrère à la chaîne télévisée mais également un de ses proches amis. Il fait les louanges de la personne gentille et attentionnée qu’était Shirine et de la journaliste douée et professionnelle.
A la fin de la cérémonie, les présents ont été conviés à la signature d’un livre d’or qui sera remis à la famille Abou Aqleh en reconnaissance de la bravoure de Shirine, au nom de tout le peuple algérien.
 Walid Souahi