Cinéma : Vibrant hommage à Mohamed Adjaimi

Le théâtre national algérien Mahieddine Bachtarzi a connu, vendredi soir, une ambiance très chaleureuse à l’occasion de l’hommage rendu à l’une des figures emblématiques du petit écran algérien, en l’occurrence Mohamed Adjaimi. Ce monstre du « petit écran » comptabilise plus de 50 années de carrière depuis qu’il a rejoint les rangs de la radio nationale en 1969, après avoir exercé comme enseignant d’art dramatique.

La rencontre est l’œuvre de l’association culturelle du 3e millénaire présidée par Sid-Ali Bensalem en collaboration avec l’association cinématographique «Lumière» et l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA). L’association du 3e Millénaire, rappelle son président, en est à son 149e hommage rendu aux artistes algériens.
 Une pléiade d’artistes est venue partager ce moment avec Adjaimi à l’image de Bahia Rachedi, Hacen Benzerari, Faouzi Saichi, Abdelhamid Rabia, Mehdi Tamache, Badis Fodala, Djamel Bounab, Zakia Kara Torki, Nadia Laraf et d’autres encore. Rabia, à l’occasion, a fait une lecture du parcours de Adjaimi à travers un long poème de sa création.
Pour honorer cette icône de la culture algérienne, 4 artistes se sont succédé sur la scène Mustapha Kateb du TNA. Le premier est le jeune Tarek Ayad, lauréat du prix El Hachemi Guerouabi de 2014. D’une pierre deux coup, Ayad rend hommage à Adjaimi mais évoque aussi Guerouabi à travers des titres, comme «Djawni el bareh leryam» interprété avec la même intonation que le regretté El Hachemi. Ayad interprète également «Sifet echemaa, ouel kendil oua thria», «Ah ya danegdouni» avant de changer de répertoire pour puiser dans la chanson kabyle avec «El Vavor» d’El Ghazi, «Anfas Anfas»de Chikh Bouyezgaren et «Chah ay iga errayiw» de Cherif Kheddam.
Ayad cède ensuite le micro à une autre voix aussi connue qu’appréciée, Samir Toumi. Toumi ouvre avec «Ya sahib El ghamama» et enchaine avec «Slat aala Mohamed», « Âachqi ou Ghrami». Toumi enchaine titre sur titre accompagné par les applaudissements et les youyous du public. «Chahlet Laayani», «Zinek Hebelni», «Meriouma» pour finir avec «Djat Chta Djat leriah».
Après le chant et la musique, Adjaimi est invité sur scène pour recevoir l’écu de l’association du 3e millénaire de la main de Sid-Ali Bensalem, un chèque de la part de ONDA, l’écu de l’association Lumière et un bouquet de fleurs du président de l’APC de Sidi M’hamed. La fête continue ensuite avec deux autres artistes très appréciés par le public algérois. Nadia Djziria et Hakim El Ankis, digne héritier de son père Boudjemaa.
Hakim Metref