Hydrogène vert : L’Algérie pourra devenir «un hub mondial»

Le chef de cabinet au ministère de la Transition énergétique et des énergies renouvelables, M’hamed Hammoudi, qualifie le potentiel de l’Algérie en énergies renouvelables «d’exceptionnel». 

Intervenant, mercredi  sur les ondes de la radio Chaîne III, Hammoudi a expliqué que le monde a fait un grand pas vers l’utilisation des énergies renouvelables, et l’Algérie doit se mettre au diapason d’autant qu’elle détient un potentiel important, citant notamment l’exploitation et l’exportation de l’hydrogène vert dont notre pays peut devenir, selon lui, «un hub mondial». «Même si le coût d’investissement est énorme, la demande mondiale demeure très forte et conforte les ambitions de l’Algérie»,
a-t-il soutenu. Selon lui, les besoins des pays européens en matière d’hydrogène vert à l’horizon 2030 sont estimés à 80% de la demande que l’Algérie pourra prendre en charge. Le grand potentiel de l’Algérie en matière énergétique suscite l’intérêt de beaucoup d’entreprises étrangères (italiennes, turques, chinoises, françaises et allemandes), qui ne cachent pas leur volonté d’investir en Algérie. «La concurrence entre ces entreprises est telle que chacune veut présenter le meilleur dossier», a fait remarquer le responsable qui a fait part d’une prochaine ouverture des plis.
Par ailleurs, le responsable s’est attardé sur le travail en aval et en amont pour valoriser un produit qui sert à la fabrication d’autres sous-produits, comme le kérosène vert, le diesel vert, le méthanol vert et l’ammoniac vert. «Cela permet de réaliser de nouveaux bénéfices, et le recours à l’hydrogène vert permettra d’économiser la taxe carbone», a-t-il renchéri. Pour la réussite des partenariats, M’hamed Hammoudi a plaidé pour l’accélération de l’ajustement de la réglementation de tous les projets, au niveau des secteurs concernés.
«Un travail est en train de se faire dans ce sens, pour mettre à niveau ces lois, suivant les changements à l’échelle internationale»,
dira-t-il. Enfin, Hammoudi a annoncé qu’une commission a été installée, ce qui permettra au représentant de chaque institution d’apporter son expérience en matière technique, stratégique pour l’élaboration d’une feuille de route.
 M. Benkeddada