Il a reçu le trophée d’El Mahroussa : Kamel Bouchama, ce militant qui aime l’Algérie

L’ancien ministre, ambassadeur et haut cadre du FLN Kamel Bouchama vient d’être honoré au Palais de la culture Moufdi Zakaria par la direction de la Bibliothèque de la wilaya d’Alger.

Durant la cérémonie qui s’est tenue en présence d’amis de l’homme de culture Kamel Bouchama notamment d’anciens hauts cadres de l’Etat, d’anciens medersiens (élèves du lycée Franco- musulman qui porte depuis l’indépendance le nom du Chahid Amara Rachid et d’étudiants. A 10 heures, la salle du Palais de la culture était archi comble, ce qui prouve la popularité de l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et auteur de plus de trente ouvrages. Kamal Bouchama qui ne cesse jamais de travailler a consacré ses ouvrages notamment à l’histoire de l’Algérie dont il a consacré un livre à l’Emir Abdelkader, à de grands militants et moudjahidine qu’il a côtoyés tels que Kaid Ahmed et Cherif Messadia. Kamel Bouchama qui  a, dès son jeune âge suivi la vois du militantisme s’est retrouvé au poste de commissaire national du FLN alors qu’il n’avait que 23 ans. Durant son parcours, il a connu de grands militants tels que Yasser Arafat qu’il rencontrait régulièrement. Invité à une prise de parole, son ami l’économiste Dr Yacine Ould Moussa a tenu à rappeler le parcours très riche du militant des «causes justes » et l’homme de culture qu’est Kamel Bouchama.
Maitrisant parfaitement aussi bien la langue arabe que française comme tous les anciens medersiens, Ould Moussa a usé du grand humour pour présenter un de ses meilleurs amis, un humour qu’on retrouve chez les poètes, artistes et anciens professeurs qui savaient en user pour atteindre leurs objectifs. Pour l’enseignement justement, Bouchama a relevé le laisser-aller tout en relevant le fait que nos écoliers fassent une erreur de langue en interprétant la chant national Qassaman, une erreur que font, malheureusement leurs enseignants. Lors de la cérémonie de remise, l’invité d’honneur a tenu à présenter au public le vrai descendant de l’Emir Abdelkader dont la mère est décédée, il y a quelques mois ainsi que l’épouse du moudjahid et grand militant du FLN Kaid Ahmed. Selon Ould Moussa, Kamel Bouchama qui n’est pas le genre à courir après les postes importants consacre sont temps à alimenter la mémoire algérienne à travers ses nombreux ouvrages. Bouchama qui a rendu hommage au directeur de la Bibliothèque de la wilaya d’Alger, Abdelkader Djemâa, absent à la cérémonie pour cause de maladie a indiqué qu’il ne peut cesser de militer et qu’il restera prêt à servir la nation. D’ailleurs, pour clore sa prise de parole, il a choisi de rappeler un vers de Nizar Qebbani qui disait à sa bien aimée  « Primo, je t’aime (Ewelen Ouhibbouki), secundo, je t’aime, tertio, je t’aime », en déclamant «  Ma patrie, 1e, 2e, 3e, 4e et dixièmement, Ouhibbouki !! ». Enfin, Bouchama mérite plus d’un trophée.
Bari Stambouli