Importation de médicaments : 800 millions de dollars économisés en 2021

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, le Dr Lotfi Benbahmed, a indiqué qu’en deux ans, la production nationale de médicaments a augmenté de plus de 50% en valeur.
Invité par la Radio nationale, le ministre a affirmé que la valeur de  la production nationale est passée de 2 à 3 milliards de dollars. «Un acquis très important pour un ministère qui n’a pas encore deux ans d’existence», s’est-il félicité. Pour l’année 2021, l’Algérie a économisé 800 millions de dollars sur la facture d’importation de médicaments. L’Algérie est en train d’assister, assure-t-il, à une véritable relance du secteur, notamment avec l’entrée en production de plusieurs unités et l’ouverture de nouvelles lignes de production. «Même si le processus d’enregistrement reste encore assez lourd à cause des exigences de qualité, le travail des experts demande un certain nombre de temps pour s’assurer de la qualité qui doit être égale aux normes internationales», a-t-il expliqué. Au cours de son intervention, Benbahmed a précisé que la régulation des importations ne s’est pas faite au détriment de la disponibilité des produits pharmaceutiques.
«Nous n’avons plus importé ce qui est disponible sur le marché national. Cette démarche vise à développer et encourager la production locale et à répondre à nos besoins», a-t-il précisé. Dans cette optique, il a promis d’accompagner les entreprises qui ont besoin d’une technologie comme la production de l’insuline, l’oncologie et les bio-similaires qui ont besoin de coopération avec des laboratoires internationaux et locaux selon la réglementation en vigueur. Le ministre a rappelé que depuis 2017, près de 60 projets ont été bloqués et des milliers de produits n’ont pas été enregistrés. La mise en place de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, a permis de concrétiser un certain nombre d’objectifs. Le but, pour lui, est d’étudier et de voir avec le partenaire comment l’Algérie peut introduire et acquérir de nouvelles technologies afin d’aller vers la concrétisation de tous les objectifs tracés par le gouvernement. Interrogé sur les exportations, Benbahmed a fait savoir que l’Algérie a démarré de zéro.
«Avant, nous ne disposions pas de réglementation, et actuellement, les fabricants peuvent avoir des autorisations à l’exportation en quelques jours», a-t-il ajouté. Le ministère de l’Industrie pharmaceutique est en train de mettre en place, avec d’autres départements ministériels, un certain nombre d’actions. Le ministre a annoncé l’organisation d’une foire dédiée à l’industrie pharmaceutique à Dakar en début de l’année 2022, en collaboration avec le ministère du Commerce. L’année 2022 sera l’année de l’ouverture du champ d’exportation. Pour la première fois depuis l’indépendance, l’Algérie a mis en place des programmes prévisionnels d’exportation, a-t-il conclu.
Samira Belabed