Industrie militaire dans l’économie nationale : Une contribution blindée

Une conférence sur la «contribution des fabrications militaires dans la diversité du produit national» a été animée, ce mercredi, par le directeur général de l’Epic Groupement de promotion de l’industrie mécanique (Gpim), le général Badaoui Ghani, en marge à la 29e édition de la Foire de la production nationale, organisée au niveau du Palais des expositions des Pins Maritimes, Alger.

L’officier supérieur a évoqué, entre autres, l’historique de la fabrication mécanique, les secteurs industriels de la fabrication militaire et les aspects de l’intégration. Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a insisté, lundi dernier, sur la nécessité d’améliorer le taux d’intégration national des entreprises militaires spécialisées dans l’industrie mécanique, en le portant à plus de 35%.
Evoquant «l’ampleur» de la contribution de la fabrication militaire, le général Badaoui Ghania mis en avant le rôle important de ces industries dans le développement et la consolidation de l’économie nationale. Il a également insisté sur l’importance du secteur en termes de satisfaction des besoins du marché national en camions, véhicules et bus, soulignant que l’industrie militaire constituait une  locomotrice pour les autres industries.
Concrètement, l’officier supérieur a relevé que les unités et entreprises de production de l’Armée emploient 25.000 ouvriers, tous segments confondus. Il a fait savoir que beaucoup d’intrants sont achetés  localement auprès des fournisseurs nationaux, età cela, s’ajoute le développement d’un réseau de sous-traitance locale.  Il a noté que les EPIC sont dotées d’unités  recherche et de développement qui peuvent satisfaire la demande des secteurs qui ne relèvent pas du militaire, ajoutant que celui-ci s’acquitte de ses obligations fiscales et parafiscales. Concernant le choix de partenariats avec des actionnaires technologiques de renommée mondiale, il a souligné que cela permettra à la fabrication militaire de bénéficier des technologies de pointe et d’acquérir l’expertise et le savoir-faire en vue de développer les capacités  matérielles et humaines de l’Armée nationale populaire.
Pour ce qui est de l’exportation, il a relevé que l’industrie militaire est déjà dans le bain. «Le marché extérieur se caractérise par une concurrence féroce qui nécessite  des produits de qualité», a-t-il précisé. L’officier supérieur ne ferme pas la porte aux opérateurs économiques du secteur civil désirant établir des  partenariats  avec les unités de production militaires pour peu que ces derniers aient la qualification exigée. «Nous sommes exigeants en matière de qualité», a-t-il soutenu.
Badaoui Ghani a souligné que les unités de production de l’armée ne naviguent pas à vue en matière de production. «Nous produisons selon la demande. Nous répondons aux besoins du marché», a-t-il assuré. Dans ce sillage, il a soutenu que les unités de production de l’armée travaillent selon une technologie de renommée mondiale. Pour lui, rien ne peut se faire sans le recours aux technologies  innovantes. Il a également mis en avant la formation des personnels pour accompagner les évolutions du procès de production, garant de la qualité du produit et de la pérennité de la production.
Amokrane H.