Industrie pharmaceutique : À la conquête du marché africain ?

Le succès qu’a connu le Salon El-Djazaïr Healthcare de l’industrie pharmaceutique, tenu à Dakar du 17 au 20 mai, a vu plusieurs opérateurs de l’industrie pharmaceutique afficher leurs ambitions de conquérir le marché africain, et ce conformément à la nouvelle orientation économique de l’Algérie.

Outre les exposants des secteurs des banques, des assurances, des transports, cette première édition a vu la participation de 70 laboratoires pharmaceutiques et parapharmaceutiques, qui ambitionnent de conquérir le marché africain.  Dans ce contexte, le directeur marketing de la Société des industries médico-chirurgicales (IMC), Salim Grine, a, dans une déclaration relayée par la presse nationale, affirmé qu’à travers sa participation au salon de Dakar, l’IMC s’inscrit dans la perspective de consolider sa présence dans la région de l’Afrique de l’Ouest. Une ambition suscitée «par une large expérience en matière de matériel de dialyse», s’est-il enorgueilli. Il faut rappeler dans ce sens, que les laboratoires IMC sont présents sur le marché africain depuis 2020, date à laquelle ils ont décroché des contrats pour la commercialisation des sérums concentrés au Sénégal. Un marché d’une valeur «de près de 800.000 euros». Depuis, les laboratoires IMC ont le vent en poupe et semblent bien déterminés à poursuivre leur ascension. Les laboratoires IMC œuvrent à promouvoir leurs produits, afin de conclure des partenariats et à investir dans la production de produits médicaux dans plusieurs pays africains. A l’issue de ce premier rendez-vous incontournable, des conventions ont été signées entre les opérateurs des deux pays, en sus d’un protocole de coopération entre le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) et le Mouvement des entreprises sénégalaises (MEDS). De même que des accords ont été conclus entre le ministère de l’Industrie pharmaceutique et le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale. Dans ce sillage, la directrice du département exportation du groupe Saïdal, Lydia Azem, a, dans une déclaration rapportée par les médias, souligné que «que la signature de la première convention avec l’opérateur sénégalais est une occasion pour garantir la promotion des produits locaux», et se frayer un chemin sur le marché africain. Il y a lieu de rappeler que Saïdal est déjà présent dans de nombreux pays africains depuis des années.
La manifestation scientifique, première du genre, a été d’ailleurs par la présentation de 45 exposés scientifiques, traduisant l’essor et le développement du secteur pharmaceutique en Algérie, en matière de production, de lois et de couverture des besoins du marché local en produits pharmaceutiques.
Samira Azegag