Insertion : Des syndicats en parlent 

La décision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, relative à l’intégration des employés engagés dans le dispositif de pré-emploi a été qualifiée par les syndicats «de courageuse». Les bénéficiaires de cette décision, notamment ceux du secteur de l’éducation, peuvent ainsi travailler en tant que partie intégrante.

Pour Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), l’administration doit prendre en compte le diplôme de ces employés de pré-emploi, dont certains sont ingénieurs et techniciens. «On ne peut qu’applaudir la décision du président de la République, mais il faut que l’administration prenne en compte les diplômes de ces travailleurs. Ces travailleurs, qui se sont montrés patients, ne doivent pas être lésés une deuxième fois», estime Boualem Amoura,  précisant qu’ils ont acquis une bonne expérience.
Pour Lounès Ghachi, président du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), «la bonne et sage décision du président de la République doit être valorisée par l’administration». Selon lui, les administrations des hôpitaux refusent le recrutement des paramédicaux, sous prétexte qu’ils ont été contraints d’intégrer les titulaires de contrat de pré-emploi. «Je trouve ça insensé, car les paramédicaux qui ont effectué une formation spécifique, leur recrutement est assuré par les hôpitaux qui accusent un déficit en la matière. Il ne faut pas que l’administration confonde entre intégration des pré-employés et recrutement des paramédicaux», tient à préciser Lounès Ghachi, estimant que les pouvoirs publics doivent intervenir pour empêcher  l’administration de freiner le recrutement des paramédicaux.
Azzedine Halassa, président du Syndicat de l’administration publique, estime que la décision d’intégration des pré-employés «est courageuse», elle vient mettre fin à cette indifférence vécue par cette catégorie de travailleurs qui voyaient leur avenir professionnel incertain. «La décision du chef de l’Etat vient de mettre fin à cette situation qui n’a que trop duré. Nous consolidons cette décision qui vient de mettre de l’ordre et donner droit à ces travailleurs dont certains ont dépassé l’âge de la retraite», explique Halassa avec amertume. Le syndicaliste explique, par ailleurs, que cette décision n’a pas touché l’ensemble des personnes concernées, c’est-à-dire ceux qui sont recrutés à travers les dispositifs de pré-emploi et la Direction de l’action sociale. Plusieurs d’entre eux n’ont pas été retenus, soit par la non-disponibilité de postes ou par absence de diplôme. «Certaines communes ont engagé deux à trois ingénieurs informatiques dans le même poste et aujourd’hui, se retrouvent devant un problème. Il existe aussi le cas des travailleurs qui arrivent à l’âge  de la retraite et qui n’ont pas été intégrés à  cause de leur âge avancé, alors que certains ont une expérience de plus de dix années», précise Halassa, appelant les pouvoirs publics à trouver une solution à cette catégorie de travailleurs qui méritent, selon lui, de bénéficier d’une retraite.
M. Benkeddada