Institution d’une autorité civile de transition au Soudan : La communauté internationale s’en félicite

La communauté internationale a salué lasignature d’un accord-cadre, lundi, par les dirigeants militaires et les civils soudanais pour mettre fin à l’impasse politique et instituer une autorité civile de transition de deux ans.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a fait part, ce mardi, de son espoir que cela puisse «paver le chemin pour une transition dirigée par les civils» dans le pays.  Selon un communiqué publié par son bureau du SG de l’ONU, Guterres a, également, appelé toutes les parties concernées au Soudan à «travailler sans délai» sur la prochaine phase du processus de transition afin de résoudre les problèmes en suspens dans le but de «trouver une solution politique durale et inclusive». Il a assuré que les Nations unies, à travers le mécanisme trilatéral comprenant la Mission intégrée des Nations unies pour l’assistance à la transition au Soudan (MINUATS), l’Union africaine (UA) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement, «restent engagées à soutenir le processus».   Selon lui, l’ONU «continuera de soutenir les aspirations du peuple soudanais à la démocratie, à la paix et au développement durable». 

Pour sa part, la Ligue des Etats arabes s’est félicitée, hier, de la signature par les parties soudanaises de «l’accord-cadre politique» qui constitue «une réalisation importante», censée aboutir à la réconciliation nationale souhaitée. Le secrétaire général de la Ligue, Ahmed Aboul Gheit, a affirmé «le plein engagement de l’organisation panarabe à soutenir tous les efforts nationaux qui réalisent les aspirations du peuple afin de parvenir à la stabilité», selon son porte-parole, Jamal Rushdi.

L’accord-cadre politique soudanais est une «réalisation importante» pour permettre au pays de «sortir de la période de transition vers une période de stabilité politique et économique». Il a appelé la communauté internationale à «apporter le soutien nécessaire au Soudan, y compris la poursuite des programmes de développement des institutions financières internationales dans le pays».

Dans sa réaction, l’Algérie a accueilli, le soir de lundi dernier, avec «une grande satisfaction» l’annonce de la signature par les parties soudanaises de «l’accord-cadre politique» qui constitue «un pas décisif» susceptible de consolider le processus de règlement politique de la crise sévissant dans ce pays, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères  et de la Communauté nationale à l’étranger.

Les Etats-Unis, la Norvège, le Royaume-Uni, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont salué, dans un communiqué commun, la signature de l’accord inter-soudanais. «Il s’agit d’un premier pas essentiel vers l’établissement d’un gouvernement dirigé par des civils et la définition de dispositions constitutionnelles pour guider le Soudan dans une période de transition  aboutissant à des élections», ont déclaré les pays, lundi dernier, dans un texte diffusé par le département d’Etat américain. Les dirigeants militaires et civils soudanais ont signé lundi dernier un premier accord visant à mettre fin à une crise profonde qui sévit dans ce pays depuis plus d’un an.

L’accord intervient après de multiples tentatives pour sortir de l’impasse. Parmi les signataires figurent le chef du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan, le numéro deux du Conseil souverain au Soudan, le général Mohamed Hamdan Daglo, ainsi que plusieurs groupes civils, notamment les Forces pour la liberté et le changement (FFC). La signature s’est déroulée en présence du représentant spécial de l’ONU, Volker Perthes, et celui de l’Union africaine, Mohamed Belaish.