Intégration des pré-employés : Salutaire !

Les milliers de jeunes, dont certains ne le sont plus depuis le temps qu’ils occupent ce que l’on appelle un poste de pré-emploi, vont-ils enfin être définitivement intégrés en vertu d’un texte réglementaire et non pas d’une déclaration d’intention ? En effet, des engagements ou promesses, c’est selon, ils s’en trouvent à profusion depuis l’instauration de la mesure d’insertion de demandeurs d’emploi parmi les primo-demandeurs, plus particulièrement les universitaires et ceux qui ne le seraient pas.

Serait-ce la bonne cette fois-ci, et l’instruction donnée, dimanche dernier, en Conseil des ministres par le chef de l’Etat sera-t-elle suivie d’effet et non pas renvoyée sine die jusqu’à ce que les fameux textes d’application voient le jour ? Cela est  peu probable et pour cause, la répétition des résolutions prises en ce sens par tous les gouvernements qui se sont succédé depuis la promulgation d’une mesure censée assurer le plein emploi, même si celui-ci est discutable sur le plan de la forme.
Les milliers de jeunes, dont certains ne le sont plus depuis le temps qu’ils occupent ce que l’on appelle un poste de pré-emploi, vont-ils enfin être définitivement intégrés en vertu d’un texte réglementaire et non pas d’une déclaration d’intention. En effet, des engagements ou promesses, c’est selon, ils s’en trouvent à profusion depuis l’instauration de   la mesure d’insertion de demandeurs d’emploi parmi les primo-demandeurs, plus particulièrement les universitaires et ceux qui ne le seraient pas.
En décembre 2020 déjà lors d’une visite d’inspection dans la wilaya de Médéa, le Premier ministre de l’époque annonçait que «le gouvernement examinera une proposition qui sera présentée par le ministre du Travail pour parvenir à des solutions en faveur du dossier des contrats de pré-emploi», alors que bien avant, soit en 2019, une mesure prévoyant selon les dispositions du décret 19-336 que ces personnes, en activité dans les institutions et administrions publiques à la date du 31 octobre 2019, seront intégrées dans «les grades de fonctionnaire en qualité de stagiaires, ou de contractuels à durée indéterminée dans des emplois correspondant à leurs qualifications».
L’arrêté interministériel qui s’en suivra, quelques jours plus tard, et fixant les modalités d’intégration des bénéficiaires du dispositif d’insertion sociale des jeunes diplômés dans le dispositif d’aide à l’insertion professionnelle, ne semble pas, sur le long terme, avoir eu de l’effet à l’exception de quelques authentiques mesures massives de régularisation de cas par-ci par-là à travers le pays.
Bien entendu, tout cela relève du passé. Désormais, il  paraît plus qu’évident que, depuis deux années, avec notamment la réhabilitation des institutions de l’Etat, une gouvernance orthodoxe, une gestion pragmatique des dossiers par le gouvernement, l’importance et l’intérêt accordés à tout ce qui a trait à l’aspect socio-économique (emploi, salaires et autres mesures d’accompagnement, retraite, santé), au cadre de vie, les choses sont effectivement entrain de changer. Cela se manifeste également par une batterie de mesures prises en ce sens depuis le début de l’année. En ordonnant dimanche dernier, «l’élaboration d’un fichier définitif recensant les bénéficiaires de contrat de pré-emploi en prévision de leur insertion définitive dans leurs postes», le chef de l’Etat a vraisemblablement clos, pour de bon,  le dossier.
Abdelhamid Lemili