Internet : L’écosystème numérique se renforce

L’équipementier Ericsson, présent en Algérie depuis 1974, a organisé ce mardi sa session annuelle Ericsson Live Day, sous le thème «Le haut débit au service de la société».

Le rendez-vous a permis de faire le tour de la question de la digitalisation des sociétés, d’estimer l’impact de la pandémie de coronavirus sur ce processus et d’aborder différents domaines d’application du haut débit en Algérie tout en s’appuyant sur les données du dernier rapport de mobilité de l’entreprise suédoise.
Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des start-up et de l’économie de la connaissance, Yacine Oualid, a rappelé que «le consommateur algérien est exigeant en termes de connectivité et de numérique». L’Algérie a «le taux de pénétration d’internet le plus important d’Afrique», ce qui a permis, lors de ces deux dernières années, «de maintenir un certain niveau d’éducation grâce au développement du e-learning». Pour lui, «l’économie digitale devrait être un levier de croissance économique et les start-up être actrices de la diversification de l’économie algérienne».
De son côté, le directeur général d’Ericsson Algérie, Yacine Zerrouk, a jugé qu’il y a eu «des efforts dans la création d’infrastructures dédiées au digital» et une «libération d’une importante bande passante» par Algérie Télécom l’année écoulée. L’ambassadeur de Suède, Bjorn Hoggmark, a relevé que son pays «peut partager avec l’Algérie son expérience dans le domaine, fournir des produits de qualité et accompagner les start-up». Cela notamment grâce à son «économie innovante, classée deuxième mondialement et à un écosystème favorable à la recherche et à l’innovation».
Selon les spécialistes en la matière, la pandémie a provoqué «une révolution dans notre rapport au monde du numérique». Un changement du comportement des internautes a été observé ces deux dernières années. L’écosystème numérique se renforce en Algérie. Concernant l’économie, elle connaîtra un nouvel essor et un regain de compétitivité à l’échelle mondiale, estiment-ils. Il en est de même pour le domaine de l’industrie, avec l’utilisation de l’Internet of things (IoT). S’agissant de l’éducation, des bases de données pourront être hébergées en Algérie, tout en favorisant le e-learning.
Pour ce faire, les experts recommandent une meilleure utilisation des bandes passantes et libération des fréquences, une création d’infrastructures dédiées et une couverture réseau plus satisfaisante. La data étant le nouvel or noir du monde, il est fortement recommandé de veiller à la protection des données et à leur transfert dans des banques de données surveillées en Algérie, concluent-ils.
Sarra Chaoui