Jordanie : Une cuisine variée et nutritive 

Au royaume hachémite, le mois de Ramadhan offre aussi des occasions de renouer et consolider les liens familiaux, de partager et d’accomplir des actes de solidarité. Pour les ménagères, c’est aussi un emploi de temps chargé, durant lequel elles  préparent plusieurs plats  du terroir jordanien.

«La cuisine jordanienne est variée, consistante et nutritive», confie Fatima,  une employée de l’ambassade du Royaume de Jordanie en Algérie. Selon elle, «dès les premiers jours, toute la famille se réunit chez les parents, dans une ambiance conviviale».  «A la rupture du jeûne, la table est garnie de salades, divers plats de résistance, jus, fruits et pâtisserie locale».
Des  dattes charnues qui seront   accompagnées de lait, plusieurs boissons ornent la table dont celle  de lacaroube (tamr al hindi). Quant aux plats de résistance, les familles jordaniennes restent fidèles à El  maklouba, un mélange de légumes et de riz, à al kabssa, mets à base de riz, de viande et feuilles de vigne.
L’autre plat principal et populaire est al mensafz, un fleuron  de la cuisine hachémite. Il est préparé à base d’agneau cuit dans du leben rehaussé agrémenté d’herbes aromatiques et servi avec du riz. D’al fattouch, personne ne peut s’en passer. Il s’agit d’une salade variée composée de morceaux de pain arabe, feuilles de menthe et de pourpier. «La particularité des traditions culinaires jordaniennes est indubitablement servir le f’tour d’un seul coup», explique notre interlocutrice. S’agissant de la pâtisserie, les Jordaniens raffolent de kunafa et de tirmiss.
Durant les soirées,  beaucoup de Jordaniens se rendent dans les mosquées pour effectuer les prières de Tarawih. D’autres égrènent leurs chapelets, en invoquant Dieu. «Toutes les mosquées sont quasiment pleines lors des Tarawihs, même durant la pandémie», assure Fatima. Certains, ajoute-t-elle, préfèrent rester à la maison pour suivre  les feuilletons et téléfilms diffusés par les nombreuses chaînes de télé, quand d’autres se retrouvent  dans des cafés populaires. Durant le mois sacré, un concours de récitation du Coran est organisé, avec des participants venus d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie. Sur le plan commercial, plusieurs foires et expositions de produits alimentaires et artisanaux se tiennent  tout au long du mois sacré.
Samira Sidhoum