Journée de l’artiste : L’exemple de Belouizdad

La Journée de l’artiste a été célébrée officiellement avec des hommages aux comédiens, hommes de lettres, poètes, romanciers et plasticiens le 8 juin dernier, au Centre international des conférences (CIC) et dans de nombreuses villes du pays, à Tiaret notamment, d’où est natif l’artiste-martyr Ali Maâchi. C’est toujours bon de récompenser un artiste, cela le stimule et lui donne des forces pour donner encore plus dans son domaine de prédilection. C’est convivial. Il y a de la bonne humeur, de la joie et le tout est célébré avec de la musique et de la danse. Le côté protocolaire prend souvent le dessus et les artistes sont privés de la présence de leur véritable moteur. Nus avons nommé le public, sans qui l’artiste n’existe pas. Honorer l’artiste de son vivant est devenu la revendication première de ces faiseurs de rêves et les producteurs de moments de bonheur. L’Association du 3e Millénaire, présidée par Sid Ahmed Bensalem, s’y attelle, et c’est tant mieux. A une certaine époque, le ministère de la Culture avait aussi initié des cérémonies d’hommage à des célébrités de leur vivant et leur remettait un chèque conséquent. Aujourd’hui, c’est le vieux quartier révolutionnaire de Belouizdad et des grands artistes, tels que Biyouna, El Hachemi Guerouabi, Abderrezak Bouguetaya, Abdelmadjid Meskoud, qui donne l’exemple avec une initiative à encourager. Une action qui a donné du baume à Meskoud et à Biyouna. L’auteur de la sublime «El Assima» a d’ailleurs tout résumé en affirmant que c’est merveilleux de célébrer la Journée de l’artiste dans son quartier avec une cérémonie organisée par l’APC. Beyouna le confirmera dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. «Ah si tous les quartiers fêtaient la Journée de l’artiste, ça aurait été merveilleux», a dit Meskoud, le sourire aux lèvres.
Une idée, une bonne qui redonnerait effectivement le sourire aux artistes d’autres villes et quartiers de notre immense pays.
 A. Tazaroute