JSK : Doumbia traduit devant le conseil de discipline

Alors que l’équipe se rapproche un peu plus du «continent» en confortant sa seconde place suite à sa victoire facile face au WA Tlemcen (2-0), le Malien Doumbia, l’axial de la formation kabyle qui ne rentre plus dans les plans d’Ammar Souayah, est sorti de sa réserve pour exprimer son ras-le-bol de la situation qu’il vit actuellement où il est écarté du groupe depuis maintenant plusieurs semaines.

Intervenant sur les ondes de la Chaîne II de la radio nationale, l’ex-central du Stade malien a indiqué ne pas avoir de problèmes avec son coach mais plutôt avec la direction. Une sortie médiatique qui n’a pas été du goût de cette même direction qui a décidé de le traduire en conseil de discipline. Une décision confirmée après la rencontre,  face au WAT, lors d’un  point de presse, par le président du conseil d’administration de la SSPA/JSK, Yazid Iarichène. En effet, tout en assurant n’avoir aucun problème avec son joueur, le président de la JS Kabylie a indiqué qu’«il sera traduit devant le conseil de discipline au courant de cette semaine». Pour lui, c’est «une affaire technico-tactique qui relève des compétences du coach qui décide qui faire jouer, pas le président». Et d’ajouter que «le joueur devrait travailler davantage pour arracher sa place de titulaire».
Il reste aussi que pour bon nombre d’observateurs, la mise à l’écart du Malien est intervenue au lendemain du transfert avorté par l’intéressé vers un club soudanais.  Un transfert qui aurait rapporté 250.000 euros au club. «Effectivement, nous avons reçu une offre d’un club soudanais contre un montant de transfert de 250.000 euros et un salaire cinq fois supérieur à celui qu’il touche à la JSK, mais c’est le frère du joueur qui ne voulait pas le voir ailleurs qu’en France», reconnaîtra Iarichène qui a insisté sur «le fait que sa mise à l’écart n’est pas du ressort de la direction, mais du coach». Ce dernier est aussi revenu sur  la programmation du championnat qu’il trouve chaotique, allant même jusqu’à menacer la semaine dernière de déclarer forfait «si la LFP ne venait pas à apurer les matches de retard avant la poursuite de la compétition».
Une menace qui ne sera pas suivie d’effet puisque la JSK continuera à jouer les matches restants, au nombre de trois. «Ce n’est pas normal de continuer à jouer sans que les équipes ne soient définitivement fixées sur le sort des matchs encore en suspens».
Rachid Hammoutène